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 Compagnons de cellule

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MessageSujet: Compagnons de cellule   Lun 19 Juin - 21:13

La dernière visite faite sur cette planète s’était faite en compagnie d’Impériaux trop nerveux, d’un maître Jedi disparu depuis et de son père, encore plongé dans le côté obscur mais en plein proie aux doutes, à tel point qu’il avait fini par trahir. Aujourd’hui, Luke était de nouveaux aux mains des Impériaux, cependant, cette fois-ci, personne ne pourra l’aider à fuir. « Vide ton esprit... » L’officier qui se tenait devant lui était encore furieux, malgré le temps de voyage dont il avait disposé pour se calmer, pestant entre ses dents contre les rebelles, l’alliance et tous leurs alliés, pestant aussi contre l’amiral Chiss resté sur Alderaan et ainsi de suite. Chiss qui avait sans doute dû être déçu, tiens, Luke ne pourra pas avertir bien vite Leia de ce qui se tramait. En attendant, il avait un ou deux autres problèmes sur les bras, notamment la rencontre prochaine avec Palpatine qui avait très peu de chances de bien se dérouler. Entre autres. Lorsque la soute de la navette s’ouvrit, il dû suivre les deux soldats qui le traînaient avec eux, mains attachées dans le dos, derrière l’officier avançant à grands pas. Le Palais Impérial se dressait de toute sa hauteur, alors qu’ils s’y engouffraient, quittant la lumière du jour, une lumière qu’il risquait de ne jamais revoir, d’ailleurs.

Il y avait des stormtroopers partout, de nombreux officiers aussi, quelques politiques ou affiliés, ainsi qu’une foule de civils. Des allées et venus permanentes, à vous en donner le tournis, cet endroit était comme une fourmilière gigantesque dans laquelle on aurait donné un coup de pied. Au moins, personne ne leur prêtait la moindre attention, sur leur passage, qu’était un prisonnier de plus, après tout ? Personne ne flânait, chacun des passages étaient vifs et rapides, il y avait aussi une très faible minorité de non-humains, parmi tous ces gens. Le seul qu’il croisa vraiment fut un Muun avec un air très lointain, plongé dans la lecture d’un long document tout en marchant sans réellement faire attention où il se rendait, puis qui disparut au détour d’un couloir. Même ici, on pouvait sentir la présence de l’Empereur et du côté obscur, et aussi d’une autre présence, lumineuse celle-ci, qui se rapprochait à mesure que l’officier leur faisait descendre les niveaux. Avaient-ils capturé un Jedi ? Depuis combien de temps ? Et qui ? A mesure qu’ils s’enfonçaient, l’endroit devenu plus formel, plus militaire et aussi beaucoup plus glauque. C’était charmant. Du noir partout, des gardes dans tous les coins, ça grouillait en tous sens.

Après lui avoir fait traversé un long couloir, l’officier s’arrêta enfin devant l’une des portes et l’ouvrit. Luke retint un soupir et entra, poussé par les deux gardes, la porte blindée se refermant derrière lui dans un lourd claquement. Ils ne lui avaient même pas enlevé ses menottes… Tournant la tête, il vit enfin qui dégageait cette présence si lumineuse. C’était une Togruta, dont il sera incapable de définir l’âge car il n’avait jamais eu l’occasion de parler longuement à un membre de son peuple et apprendre à les connaître, surtout. En tout cas, elle était sûrement Jedi. Hésitant sur la conduite à tenir, il la salua poliment, dans un premier temps, un simple bonjour mais c’était déjà cela. Que disait-on à quelqu’un qu’on retrouvait dans un endroit pareil, de toute façon ? « Salut, comment ça va ? » Ce serait incroyablement stupide. Il tourna la tête vers la porte en entendant une voix forte puis des pas s’éloigner, lèvres pincées. Restait à savoir combien de temps Palpatine résistera à l’envie de venir l’assassiner. Se retournant vers la Togruta, il s’efforça de lui sourire, au moins un peu, malgré la tension, s’appuyant contre le mur derrière lui.

– Je m’appelle Luke Skywalker, se présenta-t-il tout en s’efforçant de rester détendu. Et vous ? Comment vous êtes-vous retrouvée ici ?

Et surtout comment se faisait-il qu’elle respirait toujours alors qu’elle avait sûrement déjà dû rencontrer Palpatine… Peut-être essayait-il de lui faire quitter la voie des Jedis, tout d’abord ? Ce serait bien son genre, ça.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Lun 19 Juin - 21:54




Lorsque les médecins avaient décrété que j'étais trop en forme pour rester attachée dans leur infirmerie, les impériaux m'avaient trainée dans la prison. J'avais traversé de longs couloirs sombres. Pour la première fois, j'avais pu prendre conscience de leur nombre et de leur force. Cachés derrière leurs casques, ils restaient sur le qui-vive. Cela se voyait nettement dans la tension de leurs épaules et leur posture. Ils n'étaient pas là pour faire de la figuration. S'échapper s'avèrerait bien plus compliqué que je ne le pensais. Nous avions traversés les quartiers des détenus de droits communs. Je voyais le regard de ces pauvres hères. Tous n'étaient pas des criminels. Mon cœur s'était serré pour ces gens tristes et malheureux pour qui je ne pouvais rien faire. Il n'était pas possible de les laisser ainsi. Palpatine avait-il ordonné à ses soldats de me donner le grand tour ? Essayait-il de me faire pencher du côté obscur ? Un plan vil en me montrant l'injustice de ses geôles pour attiser ma haine de lui ? J'avais souri. Mon arme pour aider ces gens, leur redonner un peu d'espoir : un sourire empli de chaleur. On pouvait m'empêcher d'utiliser la Force mais on ne pouvait m'enlever ce en quoi je croyais : la Paix et l'Amour. Bien entendu la Justice aussi, mais ces gens n'en avaient pas besoin à l'instant présent. Un garde me mit un coup de crosse :

- Les Troopers ont peur d'un sourire dorénavant ?

Le Trooper ne répondit pas et je le sentis se raidir sous mon regard serein et apaisé. Bien sûr j'aurais une bonne bosse, mais cela n'était que peu comparé à ce qu'un sourire pouvait donner aux détenus injustement retenus. Je ne dis pas qu'il n'y-avait pas aussi quelques malfrats dans le tas mais honnêtement ceux là se démarquaient suffisamment pour être remarqués.

Nous étions finalement arrivés au quartier de haute sécurité. J'avais été enfermée dans une cellule. Pas de barreaux mais une lourde porte. Pas de fenêtres juste 3 murs gris. Et 2 couchettes. Mes Gardiens avaient retiré les chaines qu'ils avaient fermées autour de mes poignets, chevilles et cou. Je les avais salués avant qu'ils ne referment la porte de ma prison.

Cela faisait déjà vingt quatre heures que j'étais là quand j'entendis des pas plus nombreux que ceux de mon garde qui m'apportait les repas. Je restais en retrait assise en lotus au sol. La porte s'ouvrit sur des gardes et un homme fut envoyé dans la cellule. Le côté lumineux irradiait de lui comme d'un jedi. Je détaillais ses traits tandis qu'ils le déharnachaient. Plutôt propre, il avait un je-ne-sais-quoi qui titillait mes sens. C'est alors qu'il ouvrit la bouche. Mon entraînement seul me permis de n'écarquiller que brièvement les yeux. Skywalker ! Je ne connaissais qu'un seul Skywalker et encore assez peu mais... Comment ?

Je me levais et le saluais à la manière des jedi, puis dans mon sourire je dis de ma voix cristalline:

- Je suis Maât'Atlane Jedi de l'Ordre. Enchantée Luke Skywalker.

Je fis un signe de la main montrant la cellule et dis avec un regard espiègle :

- Bienvenue dans ma modeste demeure. Veuillez m'excuser de ne pas vous proposer de boissons ou autres collations.

Je m'assois sur la couchette de droite, celle que je m'étais attribuée sans même y penser. A bien y réfléchir, il s'agissait d'un schéma ancien ancré. Ma Maître avait l'habitude que je sois toujours à sa droite car elle était gauchère.

- Je suis arrivée ici il y-a quelque temps. Une jeune capitaine twi'lek m'a vaincue. L'Empereur et moi avons eu une conversation entre gens éduqués plus qu'intéressante pendant ma convalescence et je suis arrivée ici hier.

Mon regard serein ne le quittait pas.

- Je suis surprise de rencontrer un autre Skywalker. Êtes-vous de la famille de Anakin ? Je ne l'ai que peu connu mais je l'ai croisé à plusieurs reprise au Temple avant que...

Ma voix se brise. Les blessures de l'Ordre 66 sont toujours profondes. Pour moi c'était hier encore que les clones se retournaient et transperçait l'Ordre. Mon regard se fait un moment ailleurs et triste puis je reviens assez vite vers Luke :

- Mais je parle, je parle. Si vous laissez un Consulaire parler, il vous saoulera jusqu'à ce que les Mots vous enivrent.

Une vieille blague de jedi diplomate qu'aimaient à nous faire les chevaliers.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Mar 20 Juin - 18:28

– Je suis Maât'Atlane Jedi de l'Ordre. Enchantée Luke Skywalker.

Une survivante du massacre ? Comment avait-elle fait pour échapper à l’Ordre 66 puis, par la suite, à Sidious et à ses troupes, l’Inquisiteur, Vador et tout le reste ? Luke lui rendit faiblement son sourire, alors qu’elle désignait la cellule avec un trait d’humour. Au moins, elle était réellement détendue, contrairement à lui, ce qu’il lui enviait un peu. Ce qui était arrivé était encore un peu trop récent, et avec le recul, il s’en voulait de ne pas avoir attaqué plus fortement, afin de s’en sortir, lors de l’attaque. Blesser les autres gravement le répugnait et il hésitait à porter les coups, sauf en cas d’urgence majeure, un trait de caractère que Leia lui avait d’ailleurs déjà reproché. Ce n’est pas comme ça qu’on survivait, disait-elle. Peut-être bien, Luke verra bien, avec le temps, s’il changeait à ce niveau. Il s’assit à son tour, le plus loin possible de la porte, tout en surveillant si Sidious ne se décidait pas à venir faire un tour dans cette cellule. Pour le moment, aucun bruit ne réosnnait dans le couloir sinon, parfois, le pas de gardes y patrouillant. Ça ne durera sans doute pas. Il pouvait ressentir que de nombreuses personnes étaient bouclées ici, rendant l’endroit encore plus oppressant. Pourrait-on orchestrer une évasion de masse ? Luke songea aux troupes en présence ici puis abandonna vite l’idée d’une aussi grande évasion. Ce serait du suicide. A moins de se débarrasser de Palpatine avant et de certains de ses officiers.

– Je suis arrivée ici il y-a quelque temps. Une jeune capitaine twi'lek m'a vaincu. L'Empereur et moi avons eu une conversation entre gens éduqués plus qu'intéressante pendant ma convalescence et je suis arrivée ici hier.

Une « conversation intéressante entre gens éduqués » ? Sérieusement ? Luke sourcilla un peu mais ne répondit pas, ayant le plus grand mal à imaginer comment la moindre conversation avec Palpatine pouvait se révéler intéressante. Ce type était si fourbe et manipulateur !

– Je suis surprise de rencontrer un autre Skywalker. Êtes-vous de la famille de Anakin ? Je ne l'ai que peu connu mais je l'ai croisé à plusieurs reprise au Temple avant que…

Avant le massacre… Donc elle avait au moins vingt-cinq ans de plus que lui, ce qu’il n’aurait sincèrement pas cru. En admettant qu’elle était ou Padawan ou jeune Chevalier lors de l’Ordre 66, ça pouvait expliquer qu’elle ait pu fuir, puisque les maîtres avaient bien évidemment voulu protéger ou couvrir la fuite des plus jeunes lorsque les clones et Vador avaient attaqué le Temple et tous les Jedis. Un court moment de silence régna dans la cellule, signe que la plaie était encore profonde. Luke ne savait pas quoi dire, une fois encore, se sentant un peu gêné. C’était une blessure qu’il n’avait pas connu, étant issu d’une génération née juste à la fin de la guerre et un peu après. Face aux survivants du massacre, il avait l’impression d’être en décalage complet, ce qui n’était, parfois, pas plus mal.

– Mais je parle, je parle. Si vous laissez un Consulaire parler, il vous saoulera jusqu'à ce que les Mots vous enivrent.

Il ne la connaissait pas, celle-là. Un très faible sourire vint le prendre puis s’effaça lorsqu’il songea au reste. Non, définitivement, il ne pouvait pas garder le sens de l’humour en étant bouclé dans une cellule, au cœur de l’Empire, à atteindre si Sidious comptait le tuer ou user de tous les moyens possibles pour le faire basculer.

– Je suis surpris aussi de croiser une personne qui ait pu échapper à Sidious et à ses troupes. Concernant Anakin, oui, c’est mon père.

Comme la cellule était sûrement sous écoute, Luke ne mentionna pas Leia ni personne d’autre, s’arrêtant aux détails déjà connus. Il embraya assez vite en ajoutant qu’il avait été capturé en même temps que d’autres rebelles, sur Tanaab, lorsque leur base avait été violemment attaquée par l’Empire. C’était aussi un moyen d’éviter à la Togruta de se rappeler trop d’événements ou souvenirs douloureux, de se souvenir des Jedis massacrés, de la guerre, de la trahison. Même si Luke n’était finalement pas fautif ou concerné, il ne pouvait s’empêcher de se sentir parfois mal à l’aise, le poids du nom le reliant malgré tout à cette histoire. On n’effaçait pas comme ça ses origines d’un simple claquement de doigt, quand bien même on le désirait ardemment.

– Pourquoi Palaptine ne vous a pas encore fait exécuter, il espère vous faire sombrer ?

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Mer 21 Juin - 22:26




Le jeune homme avait du mal à cacher qu'il n'était pas à l'aise. La sérénité lui faisait défaut. Je ne voulais pas le brusquer. Au moins mes traits d'humour arrivaient à lui tirer des petits sourires éphémères. Je l'observais sans en avoir l'air, entrainement lointain qui était comme inscrit en moi. Un consulaire devait être capable de déceler tout bref changement de posture, attitude ou mouvement de traits pour voir l'effet de la conversation sur son interlocuteur.

Je restais assez impassible quand il m’annonça que son Père était Anakin. Comment était-ce possible ? J'avais finalement réussi à réaliser que pendant mon coma avait dû duré assez longtemps. A en juger par l'âge de ce jeune homme je dirais entre vingt et trente ans. La Force m'aurait-elle protégée aussi longtemps que ma navette avait dérivé dans l'espace sidéral et que je n'étais morte ni de faim ni de soif ?

- Pourquoi ne m'a-t'il pas tué ? Honnêtement je ne saurais vous dire. Peut-être a-t'il lui apprécié notre échange ? Peut-être souhaite-t'il me faire rejoindre le côté obscur ? Peut-être a-til une idée si tordue que je ne puisse l'imaginer...

Je souris sereinement à Luke :

- J'apprécie le fait d'être encore en vie. D'avoir pu donner un peu de chaleur aux prisonniers de droits communs enfermés avec un sourire rassurant. Je fais confiance à la Force.

J'ajoutais télépathiquement pour éviter de potentiel espionnage de conversation :

... * et attends le moment opportun pour fuir. *

Je poursuivais tout haut en parallèle grâce à des années d'entraînement :

- Je n'ai pas l'intention de me laisser séduire par le côté obscur néanmoins nous ne devons pas enlever à Palpatine sa formidable capacité d'orateur. Je me souviens de l'orateur exceptionnel qu'il était quand il n'était encore que Sénateur. Il n'a rien perdu de son talent. Mais je suis une jedi Consulaire. J'ai été formée pour faire de la Politique et de la Diplomatie, c'est mon métier avant même de manier un sabre. Je fais partie de ces Jedi qui croient à la Force des Mots mais qui n'hésite pas à défendre et protéger ce qu'ils doivent quand il le faut.

Je souris et dis pour détendre un peu l’atmosphère :

- Je dois être un peu rouillée pour avoir été vaincue aussi facilement par cette jeune twi'lek.

En réalité, je faisais confiance à la Force. Si j'étais là ce n'était pas par hasard. D'ailleurs, la présence du jeune fils de Anakin ne pouvait pas être anodin. Je me levais sentant qu'il avait besoin d'être rassuré. Je m'approchais et posais une main sur son épaule dans un geste doux mais réconfortant.

- Ce doit être difficile pour vous n'est-ce pas ? Être son fils et avoir vous aussi ce pouvoir si brillant dans la Force. Ce qui est important Luke, ce n'est pas d'où on vient, c'est ce que nous choisissons d'être.

Je ne restais pas à son contact trop longtemps. Je ne souhaitais pas lui paraître intrusive. Mais j'avais dans l'idée qu'être le descendant de celui qui avait trahit l'Ordre devait être dur et maintenant que je savais qui était son père, je comprenais mieux cette sensation de déjà-vu.

- En tout cas si je peux vous donner deux conseils Luke : Ne sous-estimez pas Palpatine et ne laissez pas les sentiments créer une situation contradictoire en vous. Soyez sûr de vous, de ce que vous êtes. Je vois en vous la Lumière, je suis certaine que vous saurez faire le bon choix.

Le choix lui appartiendrait : celui de suivre sa voix ou celui d'en suivre une autre. Personne ne pouvait choisir pour vous, quoiqu'en dise les autres. Il fallait faire confiance à la Force et à sa Volonté propre.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Sam 24 Juin - 15:23

– Pourquoi ne m'a t-il pas tué ? Honnêtement je ne saurais vous dire. Peut-être a-t-il lui apprécié notre échange ? Peut-être souhaite-il me faire rejoindre le côté obscur ? Peut-être a-t-il une idée si tordue que je ne puisse l'imaginer...

La dernière option lui semblait aussi vraisemblable que celle consistant à se demander comment Palpatine comptait si prendre pour la faire sombrer. Luke s’attendait à tout, même si la voir aussi avec autant de calme et de confiance lui rendait confiance. Ce calme la fera résister, il en était convaincu, surtout si elle avait été formée de la façon dont il l’imaginait, elle devait connaître les manœuvres des politiques et autres manipulateurs de cette galaxie. On ne pouvait pas enlever à Sidious son talent d’orateur et de manipulateur, ni son don pour la manipulation, pas après tout ce qu’il était parvenu à faire et la façon dont il avait ainsi conduit tout le monde là où il le désirait. Maât poursuivit en déclarant qu’elle était heureuse d’être toujours en vie et de pouvoir réconforter, au moins un peu, les autres personnes enfermées ici, ne serait-ce que par un sourire. Avant d’ajouter mentalement qu’elle attendait le moment opportun pour fuir. Comme eux tous ici. Si, pour son père et Mara, il y avait eu l’espoir puis la possibilité de les faire se retourner, ce n’était pas le cas pour l’Empereur, il était trop profondément enfoncé dans le côté obscur, désormais. Inutile de songer à seulement essayer.

– Je n'ai pas l'intention de me laisser séduire par le côté obscur néanmoins nous ne devons pas enlever à Palpatine sa formidable capacité d'orateur. Je me souviens de l'orateur exceptionnel qu'il était quand il n'était encore que Sénateur. Il n'a rien perdu de son talent. Mais je suis une jedi Consulaire. J'ai été formée pour faire de la Politique et de la Diplomatie, c'est mon métier avant même de manier un sabre. Je fais partie de ces Jedi qui croient à la Force des Mots mais qui n'hésite pas à défendre et protéger ce qu'ils doivent quand il le faut.

Bien ce qu’il pensait, elle était peu exposée aux tentations, étant donné sa formation, d’autant plus si elle avait passé sa vie toute entière dans l’Ordre, si elle avait grandi et été élevée par les Jedis. Il essaya de sourire lorsqu’elle ajouta qu’elle en devait pas être au mieux de ses capacités, pour avoir été vaincu comme ça, un peu crispé tout à coup. Ce n’est pas tant l’endroit qui le mettait sur les nerfs mais plutôt se demander s’il arrivera vraiment à tenir lui-même. Au fond, il était absolument convaincu qu’il préférait mourir plutôt que de suivre les traces de son père, cependant, aura-t-il la volonté suffisante pour résister face à Palpatine ? C’était là la question… Il ne s’imaginait pas suivre l’Empereur comme l’avait fait son père, s’y refusant jusqu’à la plus petite parcelle de son être. Maât se leva tout à coup et il crut un instant qu’elle avait senti un danger approcher, sans rien entendre pourtant dans le couloir ou plus loin. Mais non, elle se contenta d’approcher et poser une main sur son épaule, lui faisant relever la tête. Il avait dit quelque chose qu’il l’avait agacé ? En temps normal, Luke se souciait peu d’agacer les gens, traçant son chemin comme cela, mais aujourd’hui, c’était un peu différent, vu l’état de ses nerfs. Même s’il n’était pas du genre provocateur, il arrivait de plus en plus fréquemment qu’il veuille juste en renvoyer balader certains.

– Ce doit être difficile pour vous n'est-ce pas ? Être son fils et avoir vous aussi ce pouvoir si brillant dans la Force. Ce qui est important Luke, ce n'est pas d'où on vient, c'est ce que nous choisissons d'être.

Non, oui, peut-être, ce n’était plus vraiment un sujet de préoccupation, sauf lorsqu’il se retrouvait face à des survivants du drame portant un regard accusateur, alors qu’il n’y était pour rien, et où il se sentait obligé de se justifier. Comme si on pouvait choisir ses parents. Elle s’éloigna de nouveau, Luke ne répondant pas tout de suite. Globalement, il était plutôt d’accord avec elle, même s’il estimait qu’on ne pouvait pas non plus oublier d’où on venait, car c’était de là qu’une partie de nous se forgeait. Cette façon de pensée différait sans doute avec ceux qui avaient connu l’éducation de l’Ordre depuis la petite enfance, où la famille était oubliée, car ne comptait que le groupe et l’intérêt commun. Si le jeune homme pouvait comprendre cet intérêt, il ne comprenait en revanche toujours pas comment l’amour et l’attachement familial pouvaient être un tel danger, aux yeux des Jedis, bien au contraire. Aimer vous rendait plus résistant, plus stable, vous donnait envie de tout donner et vous battre, cela ne rendait fou que ceux qui avaient déjà certains soucis bien avant de tomber amoureux. Soit, ce n’était pas la manière de penser de bien des Jedis, et ensuite ? S’ils n’évoluaient pas, ce sera la porte ouverte à un tout nouveau massacre.

– En tout cas si je peux vous donner deux conseils Luke : Ne sous-estimez pas Palpatine et ne laissez pas les sentiments créer une situation contradictoire en vous. Soyez sûr de vous, de ce que vous êtes. Je vois en vous la Lumière, je suis certaine que vous saurez faire le bon choix.

Le sous-estimer ? Pour ça, non, il avait bien pris conscience de ce que le vieillard était capable de faire et comment. Quant aux sentiments, c’était encore une autre affaire. Luke se mordilla un peu les lèvres puis s’assit un peu mieux sur la mince couchette, hésitant un peu à demander à cette femme comment l’Ordre avait pu faire pour ne pas réaliser la véritable nature de Palpatine et ne pas voir non plus que son propre père se tournait vers le côté obscur. Silence… ça ne ferait que retourner le couteau dans la plaie et il n’avait pas envie de la blesser pour rien. Il y avait bien d’autres choses qu’il voudrait demander aux survivants de cette époque, des questions qu’il n’avait pas voulu poser à Obi-Wan, très touché lui aussi par ce qui était arrivé. Par exemple pourquoi refuser de former au-delà d’un certain âge était si important. Pourquoi avoir un passé plus ou moins… mouvementé était aussi un danger ou un frein. Pourquoi l’attachement devraient toujours vous rendre fou alors que des milliers de personnes pouvaient vivre avec et très bien s’en accommoder. Pourquoi avoir certaines passions devrait vous conduire automatiquement vers le côté obscur, alors qu’il était si naturel d’en avoir. Et encore autre chose.

– Être sensible à la Force est une chose, mais je ne sens pas véritablement Jedi, avoua-t-il. Il y a trop de points que je ne partage avec l’Ordre et sa vision. Ne serait-ce que sur l’attachement et la façon dont nous devons mener notre vie. Et si je souhaite travailler pour l’Ordre, ce n’est pas pour le rendre tel qu’il était autrefois.

Même si ça semblait présomptueux, arrogant et tout ce qui s’ensuit, il l’assumait, l’ayant soutenu devant le Conseil, devant Obi-Wan, et ici aujourd’hui. L’ancien Ordre avait tenu longtemps, soit, mais sa chute avait été terrible. S’ils ne voulaient pas que cela se reproduise, il fallait secouer un peu la poussière et évoluer. Et ils le pouvaient ! C’était en voyant son descendant, Kol, ainsi que les enfants, que Luke avait vu que oui, c’était possible, que les Jedis pouvaient prendre un nouveau chemin sans ne perdre de vue pour autant l’intérêt commun de la galaxie. Il s’interrompit et soupira très légèrement, songeant qu’il allait mourir face à Palpatine avant de voir cette vision se concrétiser. Au moins pourra-t-il partir en sachant que tout pouvait devenir concret. Un très faible sourire vint flotter un instant sur ses lèvres, le regard dans le vague.

– Même si vous avez pu discuter avec Palpatine, je doute de pouvoir le faire, il me voue une certaine haine. J’ignore pourquoi, par contre, il est susceptible pour des détails.

Quoi que, finalement, l’argument « Mara Jade a changé de camp » n’était sans doute pas un simple détail aux yeux de l’Empereur, ça avait dû bien l’énerver. Luke emportera au moins cette satisfaction-là dans la tombe, d’avoir pu contribuer à détourner sa disciple.

– Vous avez passé toute votre vie au sein de l’Ordre ?

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Sam 24 Juin - 16:09




J'appréciais l’honnêteté du jeune homme. Et ses mots rejoignaient ceux de Palpatine. L'Ordre s'était sclérosé, avait cessé d'évoluer. Comme je l'avais expliqué au Grand Chancelier, j'avais bien retenu la leçon qu'il nous avait infligé. Une défaite cuisante et une rappel que se reposer sur des usages millénaires sans les remettre en question pour les faire avancer avec la galaxie nous avait détruit. J’acquiesçais donc aux dires de Luke, lui signalant par la même mon accord :

- Je pense que l'Ordre doit se repenser pour évoluer. Bien sûr je ne sais pas quelle forme il a pris aujourd'hui et je ne permettrais pas d'en juger avant d'en avoir connaissance.

J'ajoutais dans un sourire :

- Les sentiments ne sont pas prohibés, c'est de les rendre exclusifs qui est dangereux. Cela nous faire perdre de vue le bien commun. Je pourrais vous donner des exemples de Jedis qui ont eu des attachements, descendances et qui n'ont pas sombré. C'est possible mais souvent il s'agissait de Maîtres très puissants dans la Force et il me semble que leurs Amours n'ont été qu'éphémères. Malheureusement ce n'était pas mon domaine de connaissance privilégiée et je ne sais si l'Ordre a pu reconstitué ses archives suite à l'Ordre 66.

Je réfléchis un moment. Est-ce notre manque d'humanité apparent qui donnait l'impression que nous ne ressentions pas ? Est-ce que notre sérénité faisait de nous des êtres différents ? Voir même pour certains qui se penseraient supérieurs ? Je n'avais jamais abordé mon enseignement sous cet angle là.

- Je ressens, dis-je doucement.

Mais en le disant je sus que je n'avais pas de sentiments comme en dégageait le jeune Skywalker. Je ressentais de la tristesse et de la peine pour la multitude. Je partageais la joie et le bonheur des peuples. Et je ne demandais rien pour moi-même. Je levais alors les yeux :

- Je crois que je comprends. Et je crois que je comprends pourquoi nous n'éduquions pas les gens sensibles à la Force au delà d'un certain âge et avec certains passifs. L'Ordre nous a éduqué pour que notre individu ne compte pas. Je suis. J'ai des pensées mais le sort de la Galaxie et des Peuples m'importe plus que le mien propre.

Je souris :

- Je suis née sur Coruscant. L'Ordre m'a repéré jeune mais j'ai eu le privilège de connaître les bras de mes parents bien qu'il ne m'en reste que de vagues souvenirs. Et ensuite l'Ordre m'a formé. Maître Billaba m'a prise sous son aile. Elle et la bibliothèque du Temple m'ont appris quasiment tout ce que je sais. Elle est morte en me couvrant.

Un voile triste obscurcit mon regard un bref instant. Depa fut ma mentor et mon amie. Les Jedis créaient forcément des liens avec d'autres jedis. J'avais eu des amis au Temple et même en diplomatie. Le Conseil niait juste que cela existait.

- Donc oui, on peut dire que j'ai passé ma vie dans l'Ordre. Mais je ne le vois pas ainsi. Je préfère penser à une vie passée au service de la République et surtout de ses Peuples.

Je souris au jeune jedi.

- Vous savez, rien n'est immuable et l'Ordre l'avait oublié. Et l'Empire ne l'est pas non plus.

Puis je lui demandais, un peu curieuse :

- Qu'est-ce que Plapatine pourrait bien avoir contre vous ? Je comprends qu'il désire vous accrocher à sa collection. Vous faire basculer comme Anakin lui procurerait un grand plaisir mais je n'ai pas l'impression qu'il s'agisse de cela.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Sam 24 Juin - 22:51

– Les sentiments ne sont pas prohibés, c'est de les rendre exclusifs qui est dangereux. Cela nous faire perdre de vue le bien commun. Je pourrais vous donner des exemples de Jedis qui ont eu des attachements, descendances et qui n'ont pas sombré. C'est possible mais souvent il s'agissait de Maîtres très puissants dans la Force et il me semble que leurs Amours n'ont été qu'éphémères. Malheureusement ce n'était pas mon domaine de connaissance privilégiée et je ne sais si l'Ordre a pu reconstitué ses archives suite à l'Ordre 66.

Elle ne connaissait pas Kol, il avait aimé et n’en avait pas sombré dans le côté obscur pour autant. Quand à Cade, et bien… Disions qu’il éprouvait certaines difficultés à accepter qui il était. L’Ordre, lui, n’avait pas encore vraiment évolué, bien que les premiers pas soient amorcés et qu’un peu de chemin soit fait tous les jours. Cela viendra, il gardait confiance, l’une de ses plus grandes craintes étant que finalement tout le monde ne prône un solide retour en arrière. Le seul à tenir certaines évolutions comme acquises étaient finalement Kol, car il avait connu et vécu tout ce en quoi Luke rêvait de mettre en place. Il se mordit un peu les lèvres, le regard dans le vague, en se demandant comment les Jedis géraient leurs sentiments, dans ce cas, s’il ne leur était pas permis de les exprimer pleinement, s’ils devaient contrôler leurs passions, en supposant que c’était possible ? S’ils devaient toujours tendre au calme permanent et au sang-froid ? Des questions s’ajoutant aux précédentes, encore et encore, il éprouvait le plus grand mal à comprendre les « anciens Jedis », comme il les appelait parfois, intérieurement. Comme pour faire écho à ses pensées, Maât ajouta soudainement « Je ressens », ce qui résonna presque comme une justification. Comme une volonté d’affirmer qu’elle n’était pas différente des autres. Il ne savait pas trop quoi en penser, se demandant si le calme qu’on lui avait appris l’empêchait ou non de ressentir pleinement la multitude d’émotions comme le ferait n’importe qui dans cette galaxie. Si elle éprouvait quelque chose de personnel, somme toute. Si elle le pouvait encore.

– Je crois que je comprends. Et je crois que je comprends pourquoi nous n'éduquions pas les gens sensibles à la Force au delà d'un certain âge et avec certains passifs. L'Ordre nous a éduqué pour que notre individu ne compte pas. Je suis. J'ai des pensées mais le sort de la Galaxie et des Peuples m'importe plus que le mien propre.

Donc le personnel s’effaçait en permanence au profit du commun, même dans des situations où cela n’avait pas lieu d’être ? Même lorsqu’elle se retrouvait, par exemple, en privé, avec des amis ou de la famille, dans des endroits où rien ne la menaçait, où elle ne devait pas être sur ses gardes ou prendre garde aux paroles prononcées ? Elle n’avait jamais frémi, sursauté, rit, rêvé, vécu, tout simplement, pour une heure ou deux en pensant d’abord à ce dont elle avait envie, personnellement ?

– Je suis née sur Coruscant. L'Ordre m'a repéré jeune mais j'ai eu le privilège de connaître les bras de mes parents bien qu'il ne m'en reste que de vagues souvenirs. Et ensuite l'Ordre m'a formé. Maître Billaba m'a prise sous son aile. Elle et la bibliothèque du Temple m'ont appris quasiment tout ce que je sais. Elle est morte en me couvrant.

Comme tant d’autres maîtres ayant voulu protéger les plus jeunes… sans que cela ne serve beaucoup. Les archives étaient claires, les survivants si peu nombreux, et parmi eux, certains avaient définitivement tourné le dos à la voie des Jedis. Maât ajouta qu’on pouvait dire qu’elle avait passé toute sa vie dans l’Ordre, une vie passée au service de la république et tous les peuples la constituant. Le point de vue se défendait, néanmoins, Luke ne voyait toujours pas pourquoi il était si nécessaire de s’effacer pour réussir à penser à l’intérêt commun. Rien n’était immuable, comme elle le disait, ni la République, ni l’Empire, et c’était bien ce point-là qui avait jadis causé la perte des Jedis. Cet oubli. D’ailleurs, maintenant qu’il y pensait, pourquoi maître Yoda l’avait-il entraîné tout de même ? Simplement parce qu’Obi-Wan lui avait demandé ? Il aurait eu pourtant toutes les raisons de refuser. Trop vieux, trop agité, trop impatient, trop idéaliste et ainsi de suite. Après un certain âge, après certaines expériences, on devenait « impossibles » à former à l’image que l’ancien Ordre Jedi le voudrait… Un principe qui le fatiguait très sincèrement. Qu’importe l’âge, tant qu’il y a la volonté d’agir derrière ? Quant au calme, la sérénité, c’était tout aussi facile à dire, même un enfant éduqué pour ça depuis la petite enfance pouvait développer un caractère plus rebelle et enflammé.

– Qu'est-ce que Palpatine pourrait bien avoir contre vous ? Je comprends qu'il désire vous accrocher à sa collection. Vous faire basculer comme Anakin lui procurerait un grand plaisir mais je n'ai pas l'impression qu'il s'agisse de cela.

– Il est juste furieux, répondit-il en haussant les épaules. Il y a des mois, il avait envoyé une de ses élèves contre moi pour me tuer. Elle a été arrêtée, puis… Nous avons parlé, beaucoup, et elle a fini par abandonner le côté obscur. Aujourd’hui, nous… Nous sommes devenus assez proches.

Une légère rougeur, incontrôlable, lui monta aux joues et il s’interrompit, un peu gêné tout à coup. « Assez proches », bel euphémisme pour dire qu’ils avaient fini par s’aimer et finalement franchi le cap d’une relation bien plus intime que ce qu’il avait cru au départ. Et qui n’était absolument pas prévue au programme ! Elle l’avait juste touchée, lorsqu’il avait compris qui elle était et ce qu’elle avait vécu, avant d’en arriver là, il avait eu envie de l’aider. Sans oublier, bien évidemment, l’arrivée de Ben dans cette époque, qui les avait cloué sur place tous les deux et qui avait beaucoup aidé à faire ouvrir les yeux à Mara. Un enfant courant vers vous en criant « Papa, Maman ! » était assez troublant, lorsqu’on ne s’y attendait pas. Luke inspira un peu pour faire passer la gêne, serrant les bras autour de lui. En plus d’avoir un caractère bien affirmé, Mara parvenait à le détendre d’un simple sourire et comprenait mieux que personne ces idées de changement.

– Il y a Anakin, aussi, ce cher Empereur m’accuse de l’avoir détourné de sa voie, mais cette fois, je n’y suis pour rien, il s’est troublé seul. Il m’a laissé m’échapper, il y a déjà assez longtemps, puis s’est laissé mourir. Palpatine m’en tient responsable. Autant, pour Mara, ça se discute, autant, pour mon père, je plaide non coupable.

Le ton avait été légèrement ironique, cette fois, car Luke estimait que son père n’avait besoin de personne pour remettre toutes ses croyances et ses buts en question. Enfin bref. Le vieillard le détestait, à présent, sans doute plus qu’il n’avait envie de le faire sombrer du côté obscur.

– Sinon, je ne vois pas, je ne lui ai rien fait d’autre. Puisque que vous comprenez, vous pouvez m’expliquer en quoi l’âge et le passif sont si importants, pour éduquer quelqu’un à la voie des Jedis ?

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Jeu 6 Juil - 11:14




J'écoutais Luke à son tour. Ainsi il avait réussi à détourner quelqu'un du côté obscur ! Ce jeune homme était plein de surprise. Je n'étais donc pas étonné que l'Empereur ait une dent contre lui. Se faire prendre à son propre jeu ne devait pas être du goût du manipulateur qu'était l'ancien chancelier. Dans les mots et les attitudes du jeune Skywalker, je compris qu'il y-avait autre chose. Cette Mara semblait être bien précieuse à Luke qu'il ne semblait vouloir l'exprimer.

Je ne savais pas ce qui était arrivé à Anakin. J'avais survécu de justesse à l'Ordre 66 et la Force m'avait préserver dans une sorte de coma, stase, pendant toutes ses années. J'allais lui demander plus de précision lorsqu'il revint sur l'éducation des jedis jeunes et pas trop agés. Je décidais de lui répondre avant de revenir sur son Père.

- Pour être honnête, je pense qu'il est plus facile d'éduquer un jeune enfant dans une voie car il n'a pas encore été marqué par la vie. Je ne suis pas une spécialiste de l'enseignement bien que j'aurais apprécié pouvoir aider un jeune padawan à s'accomplir.

Je m'humidifiais les lèvres avant de poursuivre :

- Les enfants sont innocents. Il est plus facile de leur apprendre le code et sa signification. Prenez l'exemple de votre père. Anakin est entré tardivement au Temple. il a eu le temps de découvrir qu'il voulait des choses pour lui seul, qu'il aimait des personnes au delà du raisonnable. Son individualité et ce à quoi il accordait de l'importance était au dessus des considérations du groupe. Je ne dis pas que le former était une erreur. Je ne suis pas juge du destin. Il était puissant dans la Force, très puissant. Néanmoins son histoire avait déjà forgé son caractère et son individualité. Il ne pensait pas au bien commun mais uniquement au sien, du moins dans les choix importants.

Je m'adossais au mur.

- C'est pour cela que c'est difficile d'éduquer un jedi âgé. Parce que quelque soit sa puissance, il pense déjà plus à son individu qu'au bien du nombre et il peut donc être plus facilement séduit par le côté obscur. il n'a pas la même discipline que nous acquérions en tant que jeunes padawans. Mais ne vous trompez pas. Tous les jedis ont des amitiés plus profondes que d'autres. J'avais des amis parmi l'Ordre et même ailleurs.

En effet je faisais partie de la branche sociale de l'Ordre. En tant que Consulaire j'étais en contact avec de nombreux autres diplomates, personnages. J'avais appréciés certains d'autres moins mais j'avais toujours essayé d'agir en équité avec la sagesse et la dignité qui sied à ma voie.

- Est-ce que cela vous éclaircie ?

Puis je demandais :

- Puis je vous demander ce qui est arrivé à Anakin après l'Ordre 66 ?

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Sam 8 Juil - 10:28

– Pour être honnête, je pense qu'il est plus facile d'éduquer un jeune enfant dans une voie car il n'a pas encore été marqué par la vie. Je ne suis pas une spécialiste de l'enseignement bien que j'aurais apprécié pouvoir aider un jeune padawan à s'accomplir.

Même si ce genre d’arguments se valait, parfaitement, en un certain sens, il y en avait d’autres qui venaient chambouler cet état d’esprit et rendre le tout fragile. On pouvait dire qu’il était plus facile de protéger et éduquer un enfant à la « bonne voie » dès l’âge le plus tendre comme on pouvait dire que rien ne justifiait qu’on prenne un enfant à sa famille avant qu’il ne soit en âge de raison et puisse, en toute conscience, dire « oui » ou « non. On pouvait affirmer que ne pas être marqué par la vie facilitait l’apprentissage du sang-froid comme on pouvait dire qu’avoir été marqué par cette vie vous poussait à vous dépasser et vous fournissait une volonté solide. C’était une question de point de vue, finalement… Et Luke n’était pas loin d’appeler ça du conditionnement pur et simple, même s’il ne répondit pas, laissant la Jedi s’exprimer sans l’interrompre. Pour sa part, il trouvait ce genre de méthodes des plus limites. Si on venait en lui disant que Ben, par exemple, devait être emmené loin de sa famille pour apprendre la voie des Jedis et maîtriser la Force, ce serait non, très clairement. Peu importe que cet enfant soit arrivé comme ça, peu importe les circonstances, il était leur fils et il n’était pas question de le perdre, le faire souffrir ou l’envoyer au loin.

– Les enfants sont innocents. Il est plus facile de leur apprendre le code et sa signification. Prenez l'exemple de votre père. Anakin est entré tardivement au Temple. il a eu le temps de découvrir qu'il voulait des choses pour lui seul, qu'il aimait des personnes au delà du raisonnable. Son individualité et ce à quoi il accordait de l'importance était au dessus des considérations du groupe. Je ne dis pas que le former était une erreur. Je ne suis pas juge du destin. Il était puissant dans la Force, très puissant. Néanmoins son histoire avait déjà forgé son caractère et son individualité. Il ne pensait pas au bien commun mais uniquement au sien, du moins dans les choix importants.

Être capable de penser à soi-même vous rendait-il automatiquement moins apte à penser au bien commun ? Là-dessus aussi, Luke doutait. Il y avait toujours des extrêmes, des personnes qui pensaient trop à elles-mêmes et d’autres qui pensaient trop au bien commun et en oubliaient leur propre vie, leur santé. Comme Leia, par exemple, qui en était un exemple typique. Il y avait un équilibre trouver, entre les sentiments personnels et l’intérêt du groupe. Jedis comme Siths étaient les représentants des extrêmes, finalement… L’Harmonie ne pouvait se trouver en aucun d’entre eux. Trop tournés vers eux-mêmes chez les Siths, trop tournés vers l’extérieur chez les Jedis. Et ils ne se cessaient de se confronter. Toujours silencieux, ily réfléchit un instant, les deux mains serrées sur le rebord du lit, assez soufflé par la tranquillité de la Jedi, malgré la situation. La même tranquillité dégagée en permanence par maître Yoda, par Obi-Wan et quelques autres, une tranquillité à laquelle il avait aussi du mal à se faire. Même s’il n’était pas jugé comme quelqu’un de très impatient, il restait néanmoins des moments où il fallait que ça bouge.

– C'est pour cela que c'est difficile d'éduquer un jedi âgé. Parce que quelque soit sa puissance, il pense déjà plus à son individu qu'au bien du nombre et il peut donc être plus facilement séduit par le côté obscur. il n'a pas la même discipline que nous acquérions en tant que jeunes padawans. Mais ne vous trompez pas. Tous les jedis ont des amitiés plus profondes que d'autres. J'avais des amis parmi l'Ordre et même ailleurs.

Sans doute. Il n’en savait pas assez sur ça et ne se permettrait pas d’en juger, de toute façon. Il hocha donc vaguement la tête lorsqu’elle demanda si c’était plus clair, comprenant effectivement mieux son point de vue bien qu’il ne puisse pas être en accord. Si l’Ordre Jedi pouvait renaître de ses cendres, dans cette époque bouleversée avec toutes ces arrivées, quelle forme prendra-t-il ? Si sa voie était de revenir tel qu’il avait été autrefois… Luke retint de justesse un soupir dépité puis s’assit un peu mieux sur la couchette, essayant de se détendre au maximum et garder l’esprit lisse avant la confrontation, inévitable, qui allait arriver avec Palpatine. S’il était de bonne humeur, il ne l’assassinera peut-être pas tout de suite.

– Puis-je vous demander ce qui est arrivé à Anakin après l'Ordre 66 ?

Comment briser toutes ses tentatives de se vider l’esprit en une petite question… Et ça, bien sûr, dans une prison sous le Palais Impérial. Il hésita franchement à répondre, laissant le silence planer une petite minute, puis se dit qu’elle finira de toute façon par le savoir, surtout en restant ici, entre les griffes de Palpatine. Mais parler de ça… Non, il n’y était pour rien, mais s’en sentait quand même responsable. Parce que son père s’était fait piéger par amour pour leur mère, peur pour eux, même s’ils n’étaient pas encore nés, peur de voir leur mère mourir en accouchant et eux avec. Comment annoncer ça, par ailleurs ? « Il a trahi, massacré, tué, durant des années et des années, puis est mort » ?

– Palpatine s’est servi de lui, durant l’Ordre 66, répondit-il finalement en s’efforçant de garder un ton neutre. Il a sombré et a participé au massacre, contre l’Ordre, puis il est devenu Dark Vador. Ça a duré vingt ans et j’ai su il y a quelques mois qu’il était mon père. Il m’a protégé en ne me livrant pas à Palpatine, puis il est mort.

La suite de l’Histoire n’avait pas besoin d’être évoquée, dans ce genre de lieu. Luke avait parlé assez rapidement, gardant un ton lisse qui ne dévoilait rien, même s’il en avait le cœur serré. Il aurait voulu lui dire désolé, trouver… quelque chose, pour rendre les souvenirs moins douloureux, bien qu’il n’y ait probablement rien à faire. C’était arrivé, c’est tout, on ne changeait pas le passé simplement en le voulant. Quant à Anakin, impossible de savoir ce qu’il comptait faire, il avait quitté le Temple et personne ne savait trop où il était parti.

– J’ai été éduqué encore plus âgé que lui, reprit-il finalement. Et c’est sans doute pour cela que j’ai du mal à comprendre la plupart des préceptes de l’ancien Ordre. Pour moi, les Siths comme les Jedis sont des extrêmes. Maintenant, chacun sa voie et ça se respecte.

Même avec tous les efforts au monde et en écoutant ceux qui voulaient bien lui en parler, le jeune homme ne parvenait toujours à vraiment comprendre les anciens préceptes, cette façon de penser qui le révulsait. Évidemment, il ne plébiscitait pas le massacre, très loin de là, par contre, que certaines idées soient prêtes à s’éteindre n’était pas plus mal. Du moins, elle le serait sans tous ces bouleversements. A quoi allait ressembler l’Ordre dans seulement quelques mois ? Il aimerait vivre assez longtemps pour le voir ? Luke s’était un peu reculé sur la couchette, dos contre le mur, portant une main à son front pour le frotter un peu. Bizarrement, c’était parler de ça qui le calmait vraiment et le rendait plus serein, car il était certain de ce qu’il ressentait et soulagé de pouvoir l’exprimer. Au Temple, il la bouclait, toujours, à la fois par respect pour les survivants du massacre et par refus de déclencher des conflits ou débats stériles sur les préceptes des Jedis.

– Bon, soupira-t-il, peu importe, c’est juste un point de vue. Mon père était aussi un cas extrême et je ne veux pas lui ressembler pour ça.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Mer 2 Aoû - 11:18




Luke employa un ton neutre. Ce qui sous-entendait que ce qu'il daignait dire n'était soit pas complet soit trop douloureux pour lui. Il me compta brièvement ce qu'il était advenu de Anakin, l’Élu. Il avait apporté un équilibre dans la Force comme l'avait prédit la prophétie mais pas comme les Maîtres l'avaient interprétée. Il avait ramené côté obscur et côté lumineux à égalité. A portion congrue. Peut-être était-ce un signe de la Force. Je ne m'étais pas interrogée sur le sujet depuis mon éveil. Il faudrait que je médite là dessus lorsque j'aurais le temps.

- Veuillez m'excuser, évoquer votre Père doit être aussi douloureux pour vous que pour moi.

Mon ton était contrit. J'avais manqué de tact et aurait dû attendre pour en savoir plus mais nous étions dans une prison impériale dans le quartier de haute sécurité et Palpatine risquait de jouer sur mes méconnaissances du monde actuel.

- Des extrêmes ?

Ma question n'en était pas vraiment une. Je n'avais jamais réfléchi à cela de cette manière. pour nous autre Jedi, le Côté Obscur était une déviance, une erreur de laquelle nous pouvions nous repentir. N'avions nous pas eu des exemples du passé ? Revan, Bastila ? Certes il fallait une grande force de volonté pour revenir sur le droit chemin mais cela était possible. La rédemption est pour tous si on la cherche vraiment.

- Je ne nous vois pas ainsi. Plutôt comme les deux faces d'une même pièce. Tous les Jedi noirs et Siths ont en eux la Force de se rejoindre la voie des Jedis, de même que tous les Jedis ressentent à un moment ou un autre l'appel du côté obscur. Ni eux ni nous ne sommes des êtres de perfections dans nos voies.

Je souris doucement à Luke.

- Mais je comprends que pour vous ce soit quelque chose d'étrange voir choquant. Vous n'avez pas été baigné par la même société. Vous n'avez pas connu un monde où le Temple Jedi sur Coruscant était garant de paix dans la Galaxie. J'ai connu un monde où l'action jedi était synonyme de protection, justice et paix. Néanmoins je crois que pour que l'Ordre évolue, nous avions besoin d'être atteint aussi durement. Je pense que l'Ordre a besoin d'évoluer mais je fais partie dorénavant de la vieille garde et je pense qu'il faut que la nouvelle génération doit réfléchir à ce qu'elle croit être la bonne évolution de l'Ordre.

Mon regard violine posé sur le jeune homme, je poursuivis :

- Quelle forme devrait prendre l'Ordre selon vous Luke ?

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Mer 9 Aoû - 10:57

– Je ne nous vois pas ainsi. Plutôt comme les deux faces d'une même pièce. Tous les Jedi noirs et Siths ont en eux la Force de se rejoindre la voie des Jedis, de même que tous les Jedis ressentent à un moment ou un autre l'appel du côté obscur. Ni eux ni nous ne sommes des êtres de perfections dans nos voies.

Et s’ils pouvaient mélanger les deux, ne plus être « deux faces » mais un tout uni… Bon, d’accord, il délirait et il n’y aura jamais un Ordre entier et puissant basé sur ce principe. Néanmoins, l’idée ne cessait de lui trotter en tête et il espérait malgré lui qu’on en arrive à cela un jour. Peut-être. Il répondit au sourire de Maât, continuant de trouver assez étrange une telle sérénité, dans un contexte pareil. Avait-elle déjà, elle-même, songé à rejoindre le côté obscur ? Il en doutait, si elle avait traversé la purge Jedi et l’ordre 66… Pas de quoi l’inciter à approuver les méthodes de Palpatine et encore moins à les suivre. Cependant, elle avait aussi pu être tentée avant, il ignorait son âge et ce qu’elle avait pu vivre, en tant que Padawan puis en tant que chevalier, difficile de tout deviner à travers de simples paroles.

– Mais je comprends que pour vous ce soit quelque chose d'étrange voir choquant. Vous n'avez pas été baigné par la même société. Vous n'avez pas connu un monde où le Temple Jedi sur Coruscant était garant de paix dans la Galaxie. J'ai connu un monde où l'action jedi était synonyme de protection, justice et paix. Néanmoins je crois que pour que l'Ordre évolue, nous avions besoin d'être atteint aussi durement. Je pense que l'Ordre a besoin d'évoluer mais je fais partie dorénavant de la vieille garde et je pense qu'il faut que la nouvelle génération doit réfléchir à ce qu'elle croit être la bonne évolution de l'Ordre.

Le fait, cependant, était que la « vieille garde » avait repris le combat comme elle le faisait autrefois et que ses méthodes ne parvenaient pas à concorder avec celles des Jedis venant de l’époque de Revan, entre autres, ni avec celles tenues par Kol, d’un autre côté. Luke ouvrit la bouche pour répondre puis la referma, se contentant de s’appuyer contre le mur derrière lui et se frotter un peu la tempe, plongé dans ses pensées. S’il y songeait bien, il comprenait qu’il ne pouvait pas se sentir réellement comme un Jedi auprès d’Obi-Wan, maître Yoda ou d’autres qui avaient connu l’ancienne époque, car il ne comprenait pas la plupart de leurs principes et ne pouvait pas s’y conformer, de toute façon. Avec d’autres, c’était déjà plus… facile. Il discutait facilement de tout ça avec Kol, entre autres, même s’il était très perturbant d’entendre le maître Jedi lui dire que c’était lui qui avait mis en place ces fameuses règles. Comment pourront-ils être sûrs de ne pas se tromper, à leur tour ? D’accomplir vraiment ce qu’il fallait et ne pas prendre, au final, le même chemin que les membres de l’ancien Ordre ? Ils ne pourront jamais éviter les guerres, de toute façon, ou du moins, pas certaines. Le Côté obscur devait continuer à exister, les affrontements seront donc inévitables.

– Quelle forme devrait prendre l'Ordre selon vous Luke ?

– Je ne sais pas, répondit-il assez vite.

Trop vite. Il le savait, du moins en avait les grandes lignes, mais ne pensait pas que ce soit le lieu idéal pour en parler, d’autant plus qu’il préférait éviter les réactions habituelles lorsqu’il se lançait à en parler. Histoire de croyances et de principes, encore et toujours, et aussi de confiance en soi. Arriver comme ça et dire « les choses doivent bouger », à vingt ans et face à des personnes deux ou trois fois plus âgées, et donc plus expérimentées, que lui. Un bruit dans le couloir le ramena assez vite sur terre et il se leva, tourné vers la porte en sentant ce qui allait arriver. Et ça ne tarda pas… Luke tâcha de rester calme, prenant exemple sur Maât, lorsque Palpatine entra. Le vieillard était bien à l’image de ce qu’on lui en avait rapporté, impossible de manquer à quel point il était plongé dans le côté obscur. « Ne le sous-estime pas », comme on lui avait tant répété. Restant parfaitement silencieux, il se contenta d’attendre, de l’observer, en s’efforçant de ne pas être trop sur les nerfs.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Dim 13 Aoû - 17:15

Le regard de l’Empereur luisit d’une lueur à la fois rancunière et dégoûtée en regardant ce qui se passait dans la cellule via les dispositifs de sécurité, écoutant à peine la conversation en cours entre les deux Jedis. Il le savait… Il savait que ce gamin n’allait pas réussir à tenir plusieurs mois de plus sans s’attirer les pires ennuis… Incapable de tuer ou blesser gravement, même pour défendre sa liberté, c’était d’un ridicule ! Debout face aux images, les deux mains appuyées sur sa canne, il observait avec la plus grande des attentions, notant certaines ressemblances physiques, bien qu’il n’y ait rien de si flagrant. Mis à part l’air naïf, ça oui, c’était inscrit dans les gênes. Et dire que c’était ce mioche qui avait corrompu l’esprit de Mara… Un morveux à peine entraîné, sachant à peine se battre, qui découvrait à peine ce qu’était la vie ! Et Vador avait trahi pour ça… Pour un… Un vulgaire gamin qui n’osait même pas frapper aussi fort qu’il le devrait, dans sa situation, et qui restait coincé sur de stupides principes qui ne feront que le perdre. L’Empereur détourna le regard, puis le pas, marchant vers la sortie de la salle avec une certaine lenteur, plongé dans ses pensées, suivit de son escorte personnelle.

Si la raison l’incitait à tenter de l’attirer du côté obscur, ses sentiments personnels l’incitaient très fortement à s’en débarrasser. A mettre fin une bonne fois pour toute à cette lignée de catastrophes sur deux jambes et ce à jamais. Balançant entre deux sentiments, il ne saurait dire, du moins pour le moment, lequel des deux l’emportait sur l’autre. Toujours est-il qu’il n’était, en tout cas, pas étonné de cette situation, ça devait arriver. Impossible d’aboutir à un autre scénario avec un tel manque de prudence. Palpatine resta silencieux et pensif jusqu’à l’arrivée dans le quartier des cellules, indifférent aux crispations et courbettes de la part des soldats, à qui il n’accorda ni mot ni regard, passant comme s’ils étaient transparents. La présence des deux Jedis ne pouvait être manquée, par n’importe quel être sensible à la Force, à forte distance aux alentours. Peut-être un des leurs se risquera-t-il jusqu’ici pour venir les délivrer ? Il serait bien amusant d’en voir arriver un ou deux dans ce but, bien que ce serait du suicide en un pareil endroit.

La porte de la cellule fut ouverte et l’Empereur entra, posant tout d’abord le regard sur la Togruta dont il avait déjà fait « connaissance » alors qu’elle était sanglée sur un lit d’hôpital et abrutie par les calmants. En meilleure forme, semblait-il, c’était bien, très bien, une proie blessée ou agonisante n’a aucun intérêt lorsqu’on désire user d’elle par la suite, elle ne fait pas long feu. Quoi que, si elle finissait effectivement, après usage, entre les mains de Plagueis, il doutait qu’elle reste très longtemps en forme, à moins qu’on n’oblige leur « chirurgien » à rester sobre. Il posa ensuite le regard sur le gamin qui s’était levé d’un bond, prenant le temps de le détailler, en face-à-face, terriblement tenté de le tuer ici et maintenant, sa main libre glissant sur son sabre, accroché à sa ceinture. Si tentant… Être raisonnable fut très contraignant, à tel point que n’importe qui aurait pu clairement deviner qu’il lui était frustrant de ne pas en finir de suite avec le gamin. Un petit peu de patience, voyons, il serait stupide de le tuer sans avoir « discuté » tout d’abord et tester certaines choses.

– Je suis « ravi » de te voir enfin en face-à-face, jeune Jedi, susurra-t-il. Il est étonnant de voir que tu ais sincèrement cru pouvoir t’en tirer en évitant de tuer ou de blesser gravement pour sauver ta vie, la naïveté est décidément un trait de famille.

Le vieillard secoua lentement la tête, aussi dépité qu’il était estomaqué d’assister à ça. Enfin, qu’importe après tout, cela ne fera que les perdre et permettra d’éteindre à jamais la lignée, si ce gamin ne comprenait pas très vite où se trouvait son intérêt. Il était assez nerveux, un œil expérimenté pouvait le percevoir, malgré les louables efforts effectués pour ne rien en montrer.

– Je profite de ce moment pour t’apprendre que tes petits amis capturés avec toi sont malencontreusement morts durant leur transfert vers la prison de haute sécurité. Ils n’ont pas su rester calmes et comprendre leur place, c’est si dommage… Un sort identique attend toute la rébellion. Tu n’auras fait que perdre ton temps à croire en eux.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Dim 3 Sep - 21:15




Je haussais un sourcil à la réponse rapide de Luke mais je n'ajoutais. Une présence se rapprochait et je n’eus aucun doute sur l'identité de son propriétaire l'ayant rencontré si peu de temps auparavant. Je me levais lorsque Palpatine entra et inclinais doucement la tête en signe de salutation. Ce n'était pas parce que nous étions ennemis que nous devions nous comporter en rustre. Il irradiait de ma personne calme et sérénité et j'essayais de transmettre un peu de ces derniers au chevalier. Malgrè l'air serein qu'il affichait, une certaine tension se dégageait de ses épaules.

L'auto-proclamé empereur engagea les hostilités dès les premières paroles. Autant il désapprouvait la conduite du jeune jedi autant je l'approuvais. J'avais moi-même été capturée pour avoir refusé la tuerie gratuite de soldats. Puis il enchaina l'air de rien sur le massacre des compagnons rebelles de Luke. Probablement sommairement exécutés, sans procès ni droit de défense. Il ne faudrait tout de même pas donner la parole à l'opposition. Je posais une main apaisante sur le bras du chevalier, lui transférant un apaisement à travers la Force et prit la parole même si Palpatine m'avait clairement ignorée jusque là.

- Quel honneur que Votre Excellence se soit déplacée elle-même pour apporter de si triste nouvelle à mon jeune ami. Nous vous en remercions.

J'avais utilisé le titre que l'on donnait à Palpatine lorsqu'il n'était encore que Sénateur volontairement. Il ne pouvais pas le manquer et luke ne comprendrais peut-être pas cette marque de déférence qui était tout autant un rejet ironique. Je ne le reconnaissais pas comme mon empereur et c'était la première fois en nos deux entrevues que je le titrais.

- Nous prierons pour que la Force les accueille en son sein et que leurs Âmes reposent en paix.

Ma posture n'indiquait pas clairement de défi. Juste de la compassion pour ces hommes et femmes qui étaient morts en défendant leurs valeurs et leurs idéaux. Je ne relâchais à aucun moment le bras de Luke, lui insufflant à travers la Force un peu de ce calme olympien pour lequel nous autres consulaires étions si doués.

- Votre Excellence a-t'elle d'autres informations à nous communiquer ? Car si ce n'était pas le cas, je pense que Luke désirerait un peu d'intimité pour rendre hommage à ses compagnons.

Congédier un empereur de sa propre prison avec le sourire et calmement. Cela aurait fait sourire mon Maître. Elle aurait oser elle aussi. Mes yeux n'avait à aucun moment quitté Palpatine. J'étais prête à parer à toutes éventualités. Je venais de le défier, du moins il pouvait très certainement l'interpréter ainsi.



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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Dim 3 Sep - 21:15

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Dim 3 Sep - 21:19

Lancé à mon tour.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Dim 3 Sep - 21:19

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Dim 3 Sep - 21:24

*Prie pour que ça passe*

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Dim 3 Sep - 21:24

Le membre 'Luke Skywalker' a effectué l'action suivante :


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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Sam 9 Sep - 22:17

– Je suis « ravi » de te voir enfin en face-à-face, jeune Jedi, susurra-t-il. Il est étonnant de voir que tu ais sincèrement cru pouvoir t’en tirer en évitant de tuer ou de blesser gravement pour sauver ta vie, la naïveté est décidément un trait de famille.

Il n’y avait pas besoin d’être de cette famille pour refuser de tuer et blesser gravement ses ennemis, surtout de manière parfaitement gratuite et cruelle ! Luke ne répondit pas à ça, ne voyant aucun intérêt de tenter d’argumenter, l’Empereur était bien trop formaté par ce genre d’idées qu’il ne comprendrait pas qu’on puisse ne pas suivre ce principe. En revanche, il lui fut plus difficile de rester impassible face à la suite… Sa gorge se serra lorsqu’il apprit la façon dont étaient morts les rebelles capturés en même temps que lui, ne retenant un geste de colère que lorsque Maât posa la main sur son bras. Il lui lança un rapide regard, se détendant un peu malgré lui, mais la peine restait là. Ewan, tout le monde… Exécutés comme ça, car ils avaient osé penser de manière différente que celle de l’Empire, c’était horrible. Il tourna un peu la tête lorsque sa collègue prit la parole à son tour, sans voir comment l’ironie ou le défi pouvaient les aider en quoi que ce soit, vu la situation. Même s’il devait avouer que c’était bien mieux que de le laisser simplement déverser sa haine sans rien dire. Et elle restait toujours si calme... Très sincèrement, Luke l'admirait pour le sang-froid dont elle faisait preuve, un sang-froid dont il se sentait encore particulièrement loin. La simple présence de ce meurtrier psychopathe était suffisante pour pousser à une certaine colère. Il lui jetait un regard assez perplexe et un peu perdu lorsqu'elle ajouta, toujours d'un ton parfaitement serein, qu'ils prieront pour que la Force accueille les âmes de leurs compagnons.

– Votre Excellence a-t-elle d'autres informations à nous communiquer ? Car si ce n'était pas le cas, je pense que Luke désirerait un peu d'intimité pour rendre hommage à ses compagnons.

Luke sentit venir le coup avant de le voir, l'Empereur frappa violemment Maât avec la Force en l'envoyant se cogner la tête et le corps si fort contre la paroi de la cellule qu'il crut vraiment qu'elle allait avoir une commotion cérébrale. Luke se précipita vers elle pour tenter de la protéger un minimum lorsque le vieillard enchaîna sur des éclairs Siths, levant vivement les bras contre le visage en en recevant une partie, serrant les dents. Le choc le secoua mais ce ne fut rien en comparaison de Maât et il se redressa assez vite, en reprenant son souffle. Elle n'était pas... Accroupi à côté d'elle, il posa une main sur son épaule et l'aida à se retourner sur le dos, vérifiant qu'elle respirait toujours. Mais elle était blessée... Il grimaça en voyant son poignet enflé, relevant la tête pour jeter un regard dégoûté au vieillard. Voilà donc la seule réponse dont il était capable ?!

– Absolument brillant, si c'est votre unique argumentaire. Vous ne devez être capable que de ça, vous manifester par la violence et la lâcheté.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Jeu 14 Sep - 14:22

Il semblerait que la gamine soit toujours aussi portée sur l’ironie, même lorsqu’elle était enfermée dans une cellule sans aucune autre chance de s’en échapper, sinon en rejoignant la Force. Palpatine haussa un sourcil aussi dédaigneux qu’amusé, sur le coup, remarquant ensuite le geste qu’elle fit pour apaiser son jeune colocataire de cellule. Son « Excellence » ne se déplaçait certes pas lui-même, d’habitude, il fallait que des circonstances spéciales soient réunies, or, deux Jedis dans ses prisons, dont qui n’était autre que le fils de celui qu’il considérait comme la pire plaie de cette galaxie, c’était un motif plus que suffisant pour venir et ainsi écouter les pathétiques provocations d’une Jedi s’étant laissée piéger car elle avait refusé de défendre sa peau de la façon adéquate. Et ce alors que ce sentimentalisme à toute épreuve avait pourtant causé leur perte à de multiples reprises ! Combien de preuves encore, plus ou moins graves, leur faudra-t-il avant de comprendre qu’on ne peut remporter une guerre sans savoir se salir un minimum les mains ? Enfin, là n’était pour le moment pas la question, il aurait d’ailleurs été étonnée qu’elle ne réagisse pas. Dans pareille situation, bondir « aider » son compagnon de cellule était un comportement tout à fait naturel, n’est-ce pas ?

Cela étant, s’il trouvait cet emportement amusant, il le trouvait aussi des plus agaçants. Cette attitude lui donnait le sentiment de perdre son temps et ce comportement lissé avait toujours beaucoup joué sur ses nerfs. Jamais un mot plus haut que l’autre, toujours ce calme contrôlé à l’excès, comme si la moindre étincelle de passion pourrait tous les liquider, sans cesse un contrôle imposé pour étouffer toute velléité, au point de les rendre mornes, plats, éteints, comme s’ils n’étaient plus que des droïdes marchant droit sans jamais le moindre regard à gauche ni à droite, sans jamais montrer qu’ils n’étaient autre chose que des corps désertés, sans vie. Des morts en marche, tout simplement, une tribu de moines mourants. Pareil spectacle était désolant, et même s’il était parfois plaisant de débattre avec l’un d’eux, cela s’arrêtait dès lors qu’on assistait trop longtemps à leurs pathétiques tentatives de « vie » alors qu’ils ne pouvaient se défaire d’un calme les étranglant sans même qu’ils ne le réalisent. Il en était agacé, présentement, autant agacé que lorsqu’ils entendaient les jérémiades d’un Rebelle persuadé de lutter contre le « Mal » et les accusant de tous les maux.

– Votre Excellence a-t-elle d'autres informations à nous communiquer ? Car si ce n'était pas le cas, je pense que Luke désirerait un peu d'intimité pour rendre hommage à ses compagnons.

Son Excellence avait en tout cas assez d’entendre les petites provocations d’une Jedi Consulaire, sans doute les pires de tous par ailleurs, et leva la main presque avec négligence, un geste lent mais qui n’en brida pas moins la vague de Force violente qui envoya la Consulaire se frapper brutalement la tête contre le mur, assez puissamment pour qu’il puisse espérer qu’elle en garde un mal de crâne durant quelques jours. Il poursuivait avec des éclairs Siths lorsque le gamin courut vers elle dans une tentative minable pour la protéger n peu, recevant une partie de ce pouvoir au passage. Il était idiot ou quoi ? Depuis quand était-ce une bonne idée de se mettre en travers de ce genre de pouvoirs ? Enfin, la plus grande partie avait écrasée la Jedi à terre, c’était ce qu’il souhaitait. Hum, il y avait peu de chance, en revanche, que cela suffise à lui faire fermer sa grande bouche, mais qu’importe, elle la fermera très bientôt à jamais. Le gamin s’était agenouillé près d’elle pour l’aider à se redresser un peu, tenant un poignet bien enflé, puis lui jetant un regard rempli de dégoût. Tss, tss, tss, Anakin aurait déjà hurlé et riposté, ce mioche ne lui ressemblait pas assez pour qu’on puisse en faire quelque chose de valable, hélas. Quant à la Consulaire, il ne voyait pas non plus une grande utilité, sinon celle d’appât.

– Absolument brillant, si c'est votre unique argumentaire. Vous ne devez être capable que de ça, vous manifester par la violence et la lâcheté.

Mal éduqué, décidément, on ne lui avait jamais appris qu’il ne fallait jamais répondre de cette sorte à ses aînés ? Palpatine tendit la main vers lui et serra sa gorge avec la Force, de plus en plus fort, jusqu’à la porter à la limite de l’inconscience. Lorsqu’il sentit qu’il allait y rester s’il attendait plus longtemps, l’Empereur le relâcha brusquement, avançant d’un pas dans la cellule en le regardant à terre.

– Tu devrais apprendre les moments où il vaut mieux la boucler, morveux. Les gosses sont si mal élevés, de nos jours. Quant à toi, la petite Consulaire, il n’a rien à en tirer non plus… J’ose espérer néanmoins que tu seras bonne au rôle t’étant destiné. Si tu ne meurs pas avant… Vous êtes bien idiots de croire que vous arriverez à vous en tirer sans vous salir les mains. Ce sentimentalisme est lassant.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Jeu 14 Sep - 21:02




Mon corps est violemment percuté et je suis arrachée de ma position. Mon dos frappe de plein fouet le mur en premier suivi de mes bras et ma tête. Je glisse au sol alors qu'une douleur immense, une douleur telle que je n'en ai jamais connue, brûle chaque parcelle de mon être. Je sens le sang s'écouler de mon nez et mes entrailles en ébullition. L'attaque est violente, brutale. Je n'ai rien vu venir. Il n'est pas le chef des sith pour rien. Puis soudainement un répit, une douleur moins forte. J'ouvre les yeux. Je n'avais même pas conscience de les avoir fermé. Luke est devant moi. Il me protège. Palpatine s'en prend à lui. Alors que je veux crier un "NON" qui raisonne dans mon esprit seul un crachat de sang s'échappe de ma bouche. J'essaie de tendre le bras mais rien. Mon corps ne répond plus. Je regarde impuissante le jedi se faire torturer par Palpatine. C'est de ma faute. Il va mourir, comme Depa. Non ce n'est pas possible. Je ne peux pas. Les lèvres du monstre bouge mais je n'entends rien. Mes oreilles bourdonnent. Je rassemble mes dernières forces et ma main atteint le jedi.

* Ne meurs pas. Je t'en supplie. *

Ma voix suppliante résonne peut-être ou pas dans la tête de Luke. Je ne sais pas. Ma main s'illumine d'une lueur dorée et dans un dernier soupir je transmets à Luke ce qu'il me reste de vie avant que la lumière douce de la fin semble m'absorber. Mes yeux se ferment. Vais-je retourner à la Force ? Peut-être. La douleur s'envole. Ma vision se brouille. Je sombre dans l'inconscience. Ou la mort. Je ne sais pas mais je vois Luke et sourit. La nouvelle génération est forte. Elle saura rebâtir l'Ordre, j'en ai la certitude. Mes yeux se ferment et tout devient noir.

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Sam 7 Oct - 11:58

A peine avait-il parlé que Luke sentit tout à coup une main invisible lui serrer peu à peu la gorge, avec plus de force à mesure que les secondes s'écoulaient. Il y porta les deux mains par réflexe en ouvrant la bouche, cherchant vainement de l'air qui ne passait plus. Il se cogna contre la paroi derrière lui, assis au sol, puis des points noirs commençaient à voltiger devant ses yeux, alors que sa vue se brouillait. La pression se relâcha tout à coup avec brutalité et il s'écroula complètement au sol, toussant en essayant de reprendre sons souffle, le coeur battant à une vitesse folle et ua bord de l'évanouissement. Il toussa encore en luttant pour ne pas perdre conscience, ce n'était pas le moment, pas avec ce psychopathe si proche d'eux et pas alors qu'il fallait absolument apporter les premiers soins à Maât, elle risquait de mourir si on ne faisait rien ! Ce cinglé ne l'avait pas loupée ! Cinglé qui s'approcha d'un pas, d'ailleurs, et le jeune homme crut vraiment, un instant, qu'il avait changé d'avis et estimait ne plus avoir besoin de se servir d'eux comme appâts. Il allait sûrement les achever, ici et maintenant, Luke s'attendait à recevoir un nouveau coup, à le voir s'en prendre encore à Maât, définitivement cette fois, alors qu'ils ne pouvaient pas vraiment se défendre.

– Tu devrais apprendre les moments où il vaut mieux la boucler, morveux. Les gosses sont si mal élevés, de nos jours. Quant à toi, la petite Consulaire, il n’a rien à en tirer non plus… J’ose espérer néanmoins que tu seras bonne au rôle t’étant destiné. Si tu ne meurs pas avant… Vous êtes bien idiots de croire que vous arriverez à vous en tirer sans vous salir les mains. Ce sentimentalisme est lassant.

Il le connaissait mal s'il espérait qu'il la boucle un jour, encore moins qu'il accepte gentiment de se laisser faire. Finalement, Sidious quitta la cellule, lassé de jouer avec eux, sans doute, ou ne voulant pas les achever tout de suite. Luke reporta la main à sa gorge et parvint à se redresser un peu, alors que la porte claquait lourdement et qu'un bruit de verrouillage se faisait entendre. Juste après, il sentit une main se poser contre son bras, Maât n'était pas inconsciente ? Il se tourna vers elle, le coeur au bord des lèvres en voyant son état. *Ne meurs pas. Je t'en supplie.* Il frissonna un peu en entendant cela, alors qu'une sorte de regain d'énergie le traversa tout à coup. Secoué, il se redressa complètement puis se pencha vers elle. Elle s'était évanouie... Luke déchira un morceau de sa tunique pour s'occuper d'abord des blessures causées par la foudre Sith de l'autre vieillard psychopathe, tout en s'assurant qu'elle n'avait rien de cassé. Elle s'était cognée la tête si fortement, par contre... Obi-Wan avait commencé à lui apprendre comment soigner les gens, avec la Force, il pouvait peut-être se débrouiller un peu pour l'aider, non ? Passant doucement un bras sous ses épaules, en lui soutenant la tête, il la souleva avec lenteur avant de l'allonger sur une des banquettes en fer, veillant à ne pas lui faire encore plus mal.

La guérison de Force n'était pas un pouvoir qui lui était très familier et il n'avait pu passer à la pratique que deux fois, sous la direction d'Obi-Wan puis celle de maître Yoda, il y a déjà bien longtemps. Il fit de son mieux, néanmoins, en commençant par le coup qu'elle avait reçu à a tête. Le plus gros risque était finalement qu'elle ait récolté une commotion cérébrale. Il continua ensuite de la soigner comme il pouvait, n'ayant pas grand-chose sous la main pour l'aider. Lorsqu'il eut fait tout ce qu'il pouvait, il s'assit au bord de la banquette puis attendit, surveillant qu'elle respirait toujours comme il fallait. Il ignorait combien de temps se passa ensuite jusqu'à ce qu'elle commence à donner des signes de réveil, sûrement des heures. Les seuls bruits venaient du couloir, à l'extérieur, des pas de stormtroopers en pleine ronde de contrôle. Il attendit que la Consulaire revienne à elle, se penchant et tendant la main pour toucher son front et vérifier qu'elle n'avait pas de fièvre.

– Comment vous sentez-vous ? J'ai fait ce que j'ai pu, désolé, ce n'est pas grand-chose...

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MessageSujet: Re: Compagnons de cellule   Mer 11 Oct - 20:35




Une douce chaleur s'insinue à travers mes chairs brûlées et encore fumantes. Une odeur âcre parvient difficilement jusqu'à mon cerveau embrumé. Doucement, je prend conscience que je ne suis pas partie. Le monde se matérialise sous mes doigts en une sensation d'acier froid. Une main se pose doucement sur mon front. La peau est rugueuse mais le geste doux. La voix de Luke résonne. J'ai l'impression que ses mots se répercutent dans mes tympans pour aller jouer au huttball dans mon cerveau. Inconsciemment je grimace. Mais qu'est ce qu'ils ont tous ces impériaux à me tuer mais juste à moitié ? Dois-je expier une faute ?

J'essayais de me redresser et une douleur sourde pointa dans mon crâne, perçant mes os, vrillant ma tête. Mauvaise idée. Oh oh. Je n'aurais pas dû non vraiment pas. Mon estomac, pourtant nourri à la nourriture de prisonniers, proteste. Je fais ce que je peux pour repousser Luke avant de me tourner et de vomir tout ce que j'ai sur le sol. Formidable. En plus d'avoir une odeur de cochon grillé, j'en ai maintenant l'haleine. Pauvre Luke. Je m'efforce de me relever et arrive à m'asseoir. J'ouvre les yeux. Des points scintillent devant mes yeux. J'inspire doucement pour éviter un nouveau haut le coeur et regarde mon compagnon de cellule. J'agite les lèvres et dit, dans un croassement signalant que mes cordes vocales ne sont pas au mieux :

- Merci. Je te dois la vie.

Un sourire reprend peu à peu place sur mes lèvres. Je suis une jedi. Ma faiblesse est aussi ma force. Et je ne voudrais pas l'inquiéter plus que nécessaire. Mes cellules grises commencent à refonctionner, avec une lenteur déprimante mais ça avance. Je tousse, la gorge sèche. Je sens ma peau craquante.

- Guérir ce qu'il m'a fait... kof kof... c'est très.. Kof... avancé. Par contre..

Je lèves la main et touche la gorge de Luke. L'étranglement qu'il lui avait infligé avait laissé quelques bleus. Je me rappelle avoir transféré mon énergie vitale au jeune homme. C'est probablement pour cela qu'il n'a quasiment plus rien. Je ferme les yeux en inspirant et expirant doucement. Je laisse la plénitude de la Force m'envahir et la canalise. Mes Forces sont basses mais je peux faire cela. Je dois le faire. Pour le remercier de m'avoir soigné.

* Concentre toi sur le flux qui se déverse entre toi et moi. Sens la Force réparer tes tissus. * lui dis-je télépathiquement, c'était nettement moins fatiguant que de tirer sur mes cordes vocales.

Une lueur blanche entoure alors ma paume et se propage en Luke, apaisante. J'essaie de rendre le processus le plus lent possible pour qu'il puisse le ressentir. Je sentais le jeune homme intelligent et plus proche des travaux pratiques que de la théorie, comme nombre de chevaliers par ailleurs. Je me souvenais avoir eu un peu de mal avec cette technique aussi au début. Depa m'avait alors donné un coup de poing dans le bras. Après la surprise elle avait utilisé cette approche pour me faire comprendre le processus. Certes elle n'était pas dans mon état de faiblesse et j'étais en pleine disposition pour apprendre. J'avais pu me concentrer, ressentir et percevoir. La fatigue s'abat sur moi et je coupe doucement le flux. Luke n'a plus que quelques marques diffuses.

* Je dois me reposer. *

Je m'adosse doucement et ferme les yeux avant de plonger dans une transe méditative que j'espérais un peu curative avant une suite d'évènements qui j'en étais certaine serait une basse vengeance du Sénateur.

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