Après une vaste pandémie galactique, il faut reconstruire
 
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Après plusieurs mois de lutte contre une épidémie qui a ravagé la galaxie et décimé plusieurs milliards de personnes, il faut reconstruire.

L'Empire envoie son aide et son soutien en urgence plus les planètes les plus touchées comme Lysatra ou encore Odessen.
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 Un soir tranquille

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MessageSujet: Un soir tranquille   Dim 26 Aoû - 10:27

On pouvait régler tant de problèmes, si on prenait le temps d’expliquer les choses et se poser, c’était toujours aussi incroyable. Le jeune officier, avec qui elle venait de passer une très large partie de l’après-midi, repartit bien plus confiant et visiblement soulagé aussi d’avoir vidé son sac auprès d’une oreille attentive. Comme quoi, très souvent, on se faisait des montagnes avec des problèmes qui, finalement, pouvaient se résoudre assez simplement. Il ne fallait que prendre un peu de recul. Ewime prit le temps de ranger ses affaires avant de quitter la pièce, amenant le tout dans la chambre qu’elle occupait pour le moment. Avoir une activité lui faisait du bien, même si ce n’était pas son travail habituel au sein de l’Ascendance, elle aimait bien être ici, découvrir autre chose et avoir des échanges avec des personnes qui n’appartenaient pas à son peuple. C’était très agréable, elle avait l’impression de garder tout de même une petite part de ce qui était arrivé durant la coalition, lorsque les barrières entre tous étaient enfin tombées, même pour un temps limité. Lorsqu’il n’y avait guère besoin de se demander si on pouvait se permettre d’adresser la parole à telle ou telle personne.

Le soir était tombé, maintenant, les bruits de travaux s’étaient estompés au loin et beaucoup se reposaient, après une longue journée. Ewime allait attendre un peu avant de manger et se reposer elle-même, elle avait besoin de prendre l’air avant toute chose. En sortant, elle salua quelques personnes qu’elle avait appris à connaître, ces derniers temps, tout en écoutant si son frère ne lui avait pas laissé un message, ou sa fille. Par bonheur, Formbi avait fini par s’apaiser un peu, ces derniers temps, il semblait prendre son parti, de ce qui arrivait. Lors de leurs dernières conversations, il était déjà beaucoup moins agacé qu’elle ait fini par venir ici et ils en avaient parlé posément, même si elle sentait qu’il s’inquiétait toujours beaucoup pour elle. Peut-être commençait-il à changer un peu, voir le monde d’une autre façon ? Elle l’espérait, il se sentira sûrement mieux ensuite, dès qu’il se sera plus calmé et détendu. Ewime sourit à cette pensée en rangeant son comlink, puis prit le chemin d’une baie d’observation, plus parce qu’elle aimait la vue lorsque le soir tombait que parce qu’elle tenait à exercer une surveillance attentive. Cette planète avait sa beauté, même si elle gardait une place spéciale dans son cœur pour Csilla. C’est en arrivant sur le baie qu’elle vit que Thrawn était là aussi.

« Bonsoir, amiral, sourit-elle. »

Elle avait oublié qu’il devait arriver aujourd’hui, pour voir son frère, ayant retenu que ce n’était prévu que pour dans deux jours ou trois. Il y avait eu, pour sa défense, beaucoup à faire et à penser, ces derniers temps, l’après-pandémie était plutôt compliqué. Par ailleurs, elle s’était aussi inquiété de ce que le retour de Thrass allait donner, dans l’Ascendance, même si quelques uns commençaient à voir d’un moins mauvais œil les sensitifs, ce n’était pas encore le cas de tout le monde, très loin de là.

« Je suis contente que vous ayez pu retrouver votre frère, c’est terrible de perdre des membres de sa famille de cette façon. Mais vous êtes sûr d’être assez reposé ? Vous avez une mine bizarre. »

Elle n’était pas infirmière, en revanche, elle pouvait voir à la tête des gens s’ils avaient l’air tendus, fatigués ou un peu bizarre, elle l’avait aussi vu sur Thrass alors qu’il essayait, vainement, de lui affirmer que ça allait bien.

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MessageSujet: Re: Un soir tranquille   Ven 31 Aoû - 20:46

Qui pouvait dire à quoi réfléchissait le grand amiral, debout devant cette baie d'observation. Il appréciait de venir dans ce genre de lieu, comme il l'avait dit à Car'Das il y a des années de cela. Il avait d'ailleurs reçu un message de son vieil ami. Celui-ci s'apprétait à abandonner son organisation, à prendre sa retraite. Il n'avait pas dit pourquoi mais cité le nom de l'homme qui prendra surement sa place, un humain appelé Karrde. Le groupe de Jorj n'était pas important, Jabba contrôlant trop d'affaires, mais il s'en sortait bien, sans faire assez de vague pour attirer son attention.

Toujours est-il qu'il faisait nui et que Thrawn regardait dehors. Il entendit les bruits de pas, avant qu'une voix n'identifie la personne venant d'arriver.


« Bonsoir, amiral. Je suis contente que vous ayez pu retrouver votre frère, c’est terrible de perdre des membres de sa famille de cette façon. Mais vous êtes sûr d’être assez reposé ? Vous avez une mine bizarre. »

"Ce sont les risques, quand on va en première ligne, dame Chaf'Ewime'Asu. Bonsoir."

Il lui montra les chaises, au cas où elle désirerai s'asseoir pour regarder dehors sans se fatiguer à rester debout. La connaissant un peu, il se doutait qu'elle n'avait pas du passer la journée à ne rien faire. Elle était venue ici pour se rendre utile, comme sur la station médicale où elle avait pris peud e temps pour se reposer elle-même, veillant sur sa fille nuit et jour probablement, sans dégaigner les autres pour autant, comme maintenant.

"Peut-être est-ce le léger éclairage qui vous le fait croire car ma santé est excellente. On me surveille sur ce sujet sur le chimaera, tout comme le lieutenant-colonel Vanto. Ne vous inquiétez donc plus de cela, madame. Dites-moi plutôt si tout se passe bien pour vous, ici.

Lui-même resta debout, un bras plié dans le dos. Il tendit la main, caressant l'ysalamiri présent, sur son perchoir, dans la pièce.

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MessageSujet: Re: Un soir tranquille   Sam 1 Sep - 17:54

« Ce sont les risques, quand on va en première ligne, dame Chaf'Ewime'Asu. Bonsoir. »

Bien sûr, qu’il s’agissait des risques, mais cela ne les empêchait pas de faire preuve de compassion lorsque cela arrivait à une famille, car qu’il y a-t-il de pire que la solitude, dans de telles situations ? Elle réagissait ainsi car elle-même était sûre qu’elle ne supporterait pas de demeurer seule si jamais son frère mourrait si brutalement. Quoi qu’il y ait bien plus de « chances » que ce soit elle qui meure la première, ayant une santé beaucoup plus délicate que celle de son frère. Elle en avait d’ailleurs déjà la preuve, si Feesa avait grandi sans mère. Elle s’installa sur une des chaises, face à la baie d’observation, que l’amiral lui désigna, plus fatiguée qu’elle ne l’admettait, ces derniers temps. Tout s’était enchaîné et il ne fallait pas non plus oublier la préparation du voyage, pour retrouver le vaisseau Et puis… Formbi était plus bizarre que d’ordinaire, depuis quelques jours. Evidemment, il n’admettra jamais que quelque chose puisse l’inquiéter ou le troubler, surtout pas à elle car il songeait toujours qu’il ne fallait pas l’inquiéter. Ridicule… Comme si elle ne pouvait pas le remarquer, lorsqu’il était troublé.

« Peut-être est-ce le léger éclairage qui vous le fait croire car ma santé est excellente. On me surveille sur ce sujet sur le chimaera, tout comme le lieutenant-colonel Vanto. Ne vous inquiétez donc plus de cela, madame. Dites-moi plutôt si tout se passe bien pour vous, ici. »

« Ni vous ni Formbi n’arriverez à m’empêcher de m’inquiéter pour les autres, répliqua-t-elle avec un sourire. Vous n’avez pas vu votre état, ni celui des autres, dans le centre médical. Enfin, c’est du passé. »


Façon de parler, en tout cas. La pandémie était certes passée mais la douleur d’avoir perdu des proches allait couver encore très longtemps dans le cœur de nombreuses, trop nombreuses, personnes. Elle perdit son sourire habituel, l’espace d’un instant, ignorant encore comment on pouvait consoler la peine de ceux qui avaient perdu tous ceux qu’ils aimaient. Elle lança un bref regard au lézard qu’il caressait, se souvenant que Veeren en avait parlé, sans entrer dans les détails. C’était quelque chose contre les sensitifs, c’est ça ? Ou qui servait à se protéger. Elle se releva pour venir observer la petite bestiole d’un peu plus près, curieuse.

« Ici, ça se passe… un peu mieux, allons nous dire. En tout cas, c’est plus simple que sur Csilla, cette pandémie n’a pas fait de bien aux relations inter-espèces. Je n’entends rien non plus sur les sensitifs, ici, comme on peut en entendre ailleurs. »

Une légère moue lui échappa, elle était cette fois-ci directement concernée par cette histoire et craignait, pour sa fille, que le pire n’arrive. Que sa volonté d’apprendre à maîtriser la Force ne la fasse à jamais chasser loin de son peuple… Avant son arrivée sur cette planète, elle en avait entendu tellement, au Parlement ou dans la capitale ! Qu’ils n’auraient jamais dû permettre à des Jedis de venir se mêler de leurs affaires, encore moins laisser complètement libre la jeune nièce de Formbi de partir avec eux, que son oncle avait « trahi » en permettant ça et ne parlons même pas d’elle-même. Reculant un peu, elle se détourna le temps de prendre une longue inspiration, couper la toux lui venant, puis poser une main contre sa bouche. C’est bon… L’énervement la fatiguait, elle ferait mieux de ne plus penser à tout ça, pour le moment. Elle se retourna ensuite, se frottant un peu les mains pour se réchauffer. D’ordinaire, elle supportait très bien le froid, sauf les périodes où la fatigue venait.

« J’ai entendu dire que vous pourriez participer à l’expédition qui se prépare, pour retrouver le vaisseau de la République. J’espère que mon frère se comportera bien… Et qu’il n’y aura pas d’invités surprise non plus, en cours de route. On peut s’attendre à tout, avec ces failles ou d’autres peuples agressifs. »

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MessageSujet: Re: Un soir tranquille   Lun 10 Sep - 16:04

« Ni vous ni Formbi n’arriverez à m’empêcher de m’inquiéter pour les autres. Vous n’avez pas vu votre état, ni celui des autres, dans le centre médical. Enfin, c’est du passé. »

Le grand amiral hocha la tête. Oui, c'était le passé mais un passé récent dans l'esprit des gens, comme venait de le rappeler Chaf'Ewime'Asu. C'était une chose qui ne disparaîtra pas avant quelques années, certains mondes, certaines personnes seront même capable de crier à la pandémie à la première  épidémie banale. Certains peuples vont tâcher de rester aussi isolés que possible afin d'éviter une éventuelle "second vague", comme les chiss. Ils l'étaient déjà et cet événement tragique ne va pas les convaincre de s'ouvrir encore plus. Thrawn craignait, sans l'avoir dit à quiconque, que cela ne cause l'échec de sa proposition de travail en coopération officieuse avec l'Ascendance. Ils avaient déjà de bonnes raisons de refuser avant alors maintenant.. Cela dit, il ne s'en faisait pas autant que cela : des chiss avaient déjà rejoint Nirauan et d'autres viendront encore, sans compter les peuples qu'il espérait rallier. Son projet était sur de bons rails.

« Ici, ça se passe… un peu mieux, allons nous dire. En tout cas, c’est plus simple que sur Csilla, cette pandémie n’a pas fait de bien aux relations inter-espèces. Je n’entends rien non plus sur les sensitifs, ici, comme on peut en entendre ailleurs. »

"C'est parce que cette peur des sensitifs est ancrée en nous depuis très longtemps. J'en viens parfois à me demander si, jadis, notre peuple n'était pas plus ouvert à la galaxie et si nous n'avions pas été les victimes d'un massacre perpétré par un sensitif, au piont que débuta certaines de coutumes, comme notre isolationnisme, notre volonté pacifique et notre volonté de n'avoir aucun sensitif au sein de notre peuple."

C'est, hélas, surement une histoire si ancienne qu'elle a disparu des esprits, des mémoires. Elle a même du être effacée littéralement des archives de leur peuple. Il devinait même, s'il avait raison, qui était à l'origine de cet acte : pas les jedi car ce n'était pas leur style.

« J’ai entendu dire que vous pourriez participer à l’expédition qui se prépare, pour retrouver le vaisseau de la République. J’espère que mon frère se comportera bien… Et qu’il n’y aura pas d’invités surprise non plus, en cours de route. On peut s’attendre à tout, avec ces failles ou d’autres peuples agressifs. »

"Ou tout simplement les vagaaris."

Il ne les avait jamais oublié depuis ces vingt-huit années. Il avait échoué à les détruire, pour avoir sous-estimé les capacités de C'Baoth, ce jedi fou. Pour ce qu'ils savaient su eux, ils se faisaient plus discret maintenant, ayant surement perdu beaucoup de leurs connaissances. Sa crainte était qu'ils n'aient fini par se faire conseiller par un éventuel "étranger", qui les chargerait de continuer à semer le trouble dans cette partie de la galaxie. Il doutait, heureusement, que les vagaari soient si faciles à convaincre car ils se sentaient si supérieurs aux autres mais un peuple désespéré peut changer.

"Je saurais prendre mes précautions, ne vous en faite pas, madame. Je m'inquiète plus pour votre frère, lui qui ne vous aura pas à ses côtés pour l'aider et le conseiller. Je pense qu'il a surtout besoin de vous actuellement : le conseil des familles régnantes doit surement être en train de débattre du sort des sensitifs ramenés par les failles, comme mon frère, votre fille ou le jeune Nuru. Et cela doit le troubler de devoir juger une nièce qu'il ne connaît pas."

Sans avoir d'espion sur csilla, il se doutait déjà du résultat : le bannissement et surtout la décision ne pas parler d'eux aux peuples chiss. Cela ne serait pas surprenant car si un sensitif comme Thrass n'était pas repéré et arrivait à un tel niveau de responsabilité… Thrawn ne se demandait, au fond de lui, qu'une seule chose : quel serait la réaction d'Ewime à la suite de cette décision.

"Mais pour en revenir à cette base en gestation, je voudrais vous demander si vous accepteriez un poste plus officiel et s'il y en avait un que vous apprécieriez plus qu'un autre."

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MessageSujet: Re: Un soir tranquille   Lun 10 Sep - 21:21

Que leur peuple soit aussi rétif et anti-Force à cause d’un massacre perpétué par un sensitif était une théorie intéressante, elle n’avait jamais songé que le problème puisse venir de là, pensant plutôt à une source religieuse ou sociale. Religieuse car le fait que ce pouvoir était considéré comme une impureté honteuse, sociale car ils étaient un peuple très cartésien, porté sur les sciences, la technologie, le concret avant tout, les forces mystiques n’avaient donc pas leur place dans ce tableau. A moins que ce soit un mélange de tout cela ? Personne n’en saura jamais rien, à moins qu’ils aient un jour une personne de leur peuple issue de la « bonne époque » qui ait connu ça ou en ait vécu les changements, quelqu’un qui puisse témoigner, car rien de ce style ne subsistait dans les bibliothèques de Csilla. C’était… comme profondément inscrit en eux, maintenant, dans leur culture, dans les esprits, faire marche arrière sera très compliqué, peut-être même impossible. Elle hocha la tête lorsque l’amiral que les Vagaari pourraient aussi faire parti du voyage, songeant pour sa part que la Force pouvait causer à elle seule bien plus de troubles que tous leurs ennemis assemblés. Des failles temporelles, ce n’était pas rien… Elle ne comprenait pas vraiment tout, sa vision de la Force demeurait toujours trop restreinte pour ne pas en être naïve. Mais vouloir en apprendre plus serait contre leurs lois.

« Je saurais prendre mes précautions, ne vous en faite pas, madame. Je m'inquiète plus pour votre frère, lui qui ne vous aura pas à ses côtés pour l'aider et le conseiller. Je pense qu'il a surtout besoin de vous actuellement : le conseil des familles régnantes doit sûrement être en train de débattre du sort des sensitifs ramenés par les failles, comme mon frère, votre fille ou le jeune Nuru. Et cela doit le troubler de devoir juger une nièce qu'il ne connaît pas. »

La jeune femme réprima un brusque frisson, sachant déjà très bien les seuls résultats possibles pouvant ressortir de ce fameux débat. L’Exil. Pur et simple. Et cette idée lui faisait horreur. Dans l’ordre… Nuru n’avait jamais rien demandé, il avait été perdu par les siens si petits et avait dû sa survie à des soldats de la République et à des Jedis, ce n’était pas lui qui avait voulu intégrer l’Ordre, il y avait juste été amené, voilà tout ! Qu’aurait-il pu faire d’autre, à quatre ou cinq ans, dans des régions galactiques dont il ne savait rien, au milieu de personnes dont il ne parlait même pas la langue ?! Veeren avait voulu le protéger en l’empêchant de ne serait-ce que penser à revenir, et pourtant, si elle avait si ce qui allait arriver, elle l’aurait sans doute ramené tout de même. Nuru était à peine plus jeune que son troisième enfant et un petit perdu ainsi, loin des siens, ça avait dû la toucher. Le petit reviendra-t-il seulement un jour ? Dans son cas, finalement, exilé officiellement n’avait pas une réelle importance, si on restait rationnel. Même lorsqu’il en avait eu l’occasion, il s’était tenu à l’écart, ces derniers mois, il avait compris depuis bien longtemps ne plus avoir sa place dans l’Ascendance. C’était cruel… Et pourtant, Ewime était convaincue qu’il saura s’en sortir.

Le cas de Thrass était plus délicat. Personne n’avait jamais rien soupçonné, lui-même ignorait tout de ce lien avec la Force avant d’en avoir une preuve aussi évidente en passant au travers de ces failles. Il avait pu se hisser à un haut niveau de pouvoir et d’influence, dans l’Ascendance, avant de mourir, c’était bien ça qui allait le plus gêner. Pour bien des personnes, il sera plus « pratique » de l’exiler et faire comme s’il n’était jamais revenu d’entre les morts. Sans oublier que le couper des siens l’empêchera aussi d’appuyer les envies de changement de Veeren ou aider depuis Csilla les plans de son petit frère, pour la protection des Régions Inconnues. Enfin, son lien avec Lorana… Les deux revenus d’entre les morts, et les rumeurs courant déjà, il ne sera pas aidé sur ce plan-là. De toute manière, comment cette relation, si elle se concrétisait, pourrait-elle bien finir ? Si Thrass laissait l’Ascendance pour suivre Lorana, il devra laisser derrière les siens et son propre frère, en entrant dans le camp opposé. S’il voulait rester sur Csilla, ou même travailler sur Nirauan, c’est alors Lorana qui devra sans doute quitter l’Ordre. L’un ou l’autre devra abandonner quelque chose derrière lui, et même avec ça, on avait jamais vu d’union entre Chiss et Humains, ils ignoraient si cela pouvait marcher.

Et enfin, sa propre fille… Ewime était en tout cas certaine que ce n’était pas d’elle que Feesa tirait son caractère. Elle était indépendante, très réfléchie, forte de ses principes et elle ne se laissait pas dicter sa conduite, à moins d’avoir décidé de suivre et écouter les conseils d’une personne choisie. La fouge de la jeunesse associée à un tempérament réfléchi mais téméraire, dans certains cas. Elle n’avait pas dissimulé sa volonté d’apprendre la Force et c’était surtout ça qui avait choqué en premier lieu sa mère. Que la jeune femme soit aussi déterminée sur le sujet et qu’elle en parle aussi librement, comme si rien dans son éducation ne lui avait jamais fait réprouver ce genre de chose ! Il était plus qu’évident qu’elle avait été élevée comme si les liens avec d’autres peuples ou le maniement de la force étaient… normaux. Mais aujourd’hui, ça ne pouvait que la desservir, et s’il fallait exiler quelqu’un, ce sera elle, sa mère en était convaincue. Formbi acceptera-t-il ça ? Feesa étant sa nièce, il était de parti pris, son avis ne vaudra sans doute pas tant qu’en circonstances ordinaires. Mais sa fille… Qu’elle vienne du futur ou non, peu importe, elle était tout de même sa fille.

« Mais pour en revenir à cette base en gestation, je voudrais vous demander si vous accepteriez un poste plus officiel et s'il y en avait un que vous apprécieriez plus qu'un autre. »

Ewime ne répondit pas tout de suite, légèrement assommée en imaginant son frère lui avouer que la décision avait été prise et que Feesa avait bel et bien été exilée. C’était la pire sentence qui pouvait être appliquée et elle n’avait été prononcée qu’une fois, contre Thrawn justement, au cours de ces dernières années. Elle fit un effort pour se reprendre et ne pas juste rester là, plantée devant la baie, la bouche légèrement entrouverte et le regard perdu dans le lointain. L’Ascendance n’aura pas de scrupules à jeter dehors une adolescente clamant sa fierté d’apprendre à être Jedi et qui n’était même pas censée être née. Ewime baissa légèrement le regard sur son ventre, les bras croisés dessus, sous sa poitrine. Elle ignorait même si cette enfant naîtra, dans cette époque-ci, si elle aura la force de la porter, sans tomber malade et en la menant à terme.

« Ma formation reste centrée sur la diplomatie. Pacifier les Régions Inconnues sera un travail de longue haleine et certains cas peuvent être traités par la négociation et la diplomatie, plutôt que par la guerre. Vous l’aurez sans doute noté, je ne suis pas faite pour combattre. »

Une légère pointe d’ironie avait percé dans sa voix, sur la fin, vite étouffée, cependant. Seul Formbi, et leur médecin de famille, étaient au courant pour sa maladie. Et Feesa, elle le lui avait rapidement expliqué durant leur conversation, au centre médical. Surtout pour que l’adolescente comprenne pourquoi elle avait dû grandir sans mère. Ni père, ça par contre, Ewime ne saurait pas l’expliquer. La guerre devait en être responsable. Ça pouvait aussi être un accident, une maladie ou elle ignorait quoi encore.

« Comment voyez-vous les choses, cela dit ? Il y a aussi un point, que je me demandais, vous avez déjà songé qu’en attaquant en premier certains peuples, vous puissiez les inciter à s’en prendre à l’Ascendance, là où ils n’y auraient peut-être jamais pensé ? »

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MessageSujet: Re: Un soir tranquille   Dim 16 Sep - 15:55

« Ma formation reste centrée sur la diplomatie. Pacifier les Régions Inconnues sera un travail de longue haleine et certains cas peuvent être traités par la négociation et la diplomatie, plutôt que par la guerre. Vous l’aurez sans doute noté, je ne suis pas faite pour combattre.

Comment voyez-vous les choses, cela dit ? Il y a aussi un point, que je me demandais, vous avez déjà songé qu’en attaquant en premier certains peuples, vous puissiez les inciter à s’en prendre à l’Ascendance, là où ils n’y auraient peut-être jamais pensé ? »


"Je ne compte pas déclarer de guerre sans qu'il n'y ait eu des négociations préalables, aussi courtes soient-elles. La diplomatie sera importante dans mes plans. Toutefois, nombre des peuples que nous rencontrerons n'auront eut que peu de contacts avec d'autres civilisations. Des races pourraient se montrer agressives car estimant être supérieure naturellement à toute autre, comme les vagaaris. D'autres voudront préserver leur isolement par la force. C'est pour cela que toute négociation sera escorté militairement."

Ou plus exactement, Thrawn prévoyait que tout négociateur sera amené sur place par l'Adjucator, le destroyer de Parck. Il n'existait aucun bâtiment aussi puissant qu'un classe Impérial II dans les régions inconnues, même chez les chiss. Certes, seul il pouvait être défait mais il ne pouvait l'être qu'en apparence. Le grand amiral comptait bien sur que ses hommes ne se laissent pas tuer stupidement.

"L'ascendance ne craindra rien. Les premiers à être attaqué, ce sera ceux qui me suivront car nous n'agirons pas au nom des chiss. Toutes les équipes seront mixte, comprenant même plus d'humains que de membres de notre espèce. Et puis, je ne souhaite pas monter un empire : ceux qui ne veulent pas nous rejoindre et n'ont pas d'ambition agressive n'auront rien à craindre de ma part."

Ceux qui ne valent pas plus que les vagaari, par contre...Heureusement, ce genre de peuple reste rare par rapport à ceux capables de comprendre l'aide que peut apporter le projet de Thrawn. Technologie médicale, agricole, protection militaire.. Il pouvait apporter beaucoup, même si ses moyens d'actions dans cette partie de la galaxie reste faible. Toutefois, s'il parvenait à convaincre l'espace sauvage à ne plus être composé de mondes indépendants, ce serait une aide précieuse.

"Actuellement, c'est le commandant Parck qui est chargé de gérer la diplomatie. Il sera content de bénéficier de vos compétences pour l'appuyer."

Le chiss s'installa à côté d'elle, regardant par la baie même si le paysage offert à leur vue n'avait qu'un piètre intérêt.

"Êtes vous sure de votre choix, Ewime ? De nombreux chiss ne le comprendront pas. ne l'accepterons pas surtout après la menace de la pandémie. Votre frère pourrait en subir les conséquences à votre place. Le conseil n'a même pas fini de délibérer au sujet d'une alliance officieuse !"

Et ils pouvaient très bien choisir non seulement de refuser mais de bannir tout chiss qui suivrait l'exilé. Celui-ci ne se leurrait pas sur ce qui pourrait être décidé. Il s'était assuré que tous les membres de son peuple ayant déjà franchi le pas et s'étant installé sur Nirauan le comprenne bien. Ewime a donc surement déjà été mise au courant mais il tenait à le lui dire lui-même, pour bien montrer qu'il ne voulait pas qu'elle reste pour être utilisée afin d'avoir une influence sur le conseil, que Formbi n'avait aucune importance dans le souhait qu'il a qu'elle reste. Enfin, ce n'est pas comme s'il avait déjà montré, tout au long de sa vie, que la politique n'avait jamais eu la moindre importance à ses yeux.

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MessageSujet: Re: Un soir tranquille   Dim 16 Sep - 20:02

Il y avait ainsi des points qu’Ewime jugeait important de préciser. Elle se rassit tout en écoutant la réponse donnée, plus rassurée, tout en trouvant bien dommage qu’il faille effectivement se soucier d’envoyer diplomates et négociateurs avec une escorte armée, bien souvent. Une escorte militaire pour entamer des négociations, quelle tristesse, sincèrement, bien qu’elle comprenne qu’il n’y avait parfois pas le choix. Les Vagaari n’étaient pas les seuls à être fermés à la discussion, et de toute manière, comment affirmer que leur propre peuple l’était tant ? Ewime estimait très heureux qu’ils ne soient pas porté à attaquer sans aucune provocation de la parti du camp adverse, sinon cela ferait bien mal, c’était cela qui les avait préservé de devenir une simple dictature parmi tant d’autres. Pour ce qui est de la suite, elle espérait sincèrement que cette coopération puisse fonctionner, avoir, en quelque sorte, une preuve que c’était possible, que leur peuple n’était pas condamnée à un isolationnisme profond et irréversible. Les mains posées contre ses genoux, elle se surprit aussi à se demander si l’Ascendance était réellement prête, si tout cela… N’était pas improbable, en réalité. Que ceux voulant une ouverture étaient encore trop peu nombreux, trop isolés.

« Actuellement, c'est le commandant Parck qui est chargé de gérer la diplomatie. Il sera content de bénéficier de vos compétences pour l'appuyer. »

S’il le voulait bien, elle sera ravie de pouvoir l’aider. Elle tourna la tête, souriant à l’amiral, lorsqu’il vint s’asseoir à côté d’elle, puis le reporta vers l’extérieur, sur le soleil qui avait maintenant presque terminé sa course et allait disparaître, ne laissant que la nuit. Il faisait de plus en plus sombre, bien que cela ne l’affecte pas, comme ça ne devait pas affecter Thrawn, leur vue la nuit était meilleure que celle des humains, comme elle avait pu le remarquer au cours du temps passé à travailler sur la station. Un détail découvert parmi d’autres, les livres ne vous suffisaient pas à bien connaître un peuple, il fallait le côtoyer, pour cela. Même si la pandémie avait été terrible, sans cette première « expérience », elle aurait sûrement commis des impairs avec les personnes travaillant ici, dans cette base, ou n’aurait pas compris la plupart des problèmes.

« Êtes-vous sûre de votre choix, Ewime ? De nombreux chiss ne le comprendront pas. Ne l'accepteront pas surtout après la menace de la pandémie. Votre frère pourrait en subir les conséquences à votre place. Le conseil n'a même pas fini de délibérer au sujet d'une alliance officieuse ! »

« Il y a beaucoup de choses que notre peuple, hélas, ne comprend pas ou n’accepte pas. Formbi vous déteste mais il ne compte pas m’empêcher à tout prix de mener ma vie. Je ne pourrai pas vivre vieille, je sais que Feesa a grandit sans mère ni père, et je ne compte pas passer les années qui me sont données à simplement attendre la mort dans un coin, à cause de la maladie. »


Ce qui l’effrayait, plus que la perspective de mourir jeune, c’était de ne pas avoir assez de temps pour vivre, pour découvrir, pour… Pour se sentir vivante, somme toute. Enfant, bien plus d’une fois, elle avait eu l’impression de n’être qu’un simple pot de fleurs dont on se servait comme d’une jolie décoration, pour faire bien dans la maison, la fille arrivée par surprise, dont la naissance avait coûté la vie de sa propre mère eu de temps après, et qui n’était pas destinée à servir à quoi que ce soit. Juste une fille, qui était là et dont on devait bien se soucier, la garder dans un coin en attendant de la marier et ne plus avoir à s’en préoccuper. Leur père était ensuite mort à son tour, Formbi s’était occupée d’elle, et s’il n’avait jamais eu, encore, la même envie de la faire se marier ou autres, Ewime ne pensait pas qu’il la pensait bien capable d’accomplir beaucoup de choses. Il la traitait comme si elle était en cristal et pouvait se briser à tout instant. Un léger soupir lui échappa, alors qu’elle serrait plus fort ses mains l’une dans l’autre, sur ses genoux. Feesa n’avait pas hérité de ça, c’était tout ce qui comptait. En revanche, elle avait hérité de la force, on ne sait ni pourquoi ni comment. Mais c’était ainsi.

« Je sais ce que je risque… Je peux plus facilement partir de Csilla que Formbi. Par ailleurs, avoir une fille issue des failles a été très perturbant, mais ça m’a aussi aidé. J’espère que les nôtres puissent avoir l’esprit plus ouvert, travailler en coopération avec d’autres peuples. C’est une belle enfant. Elle se fie à ses idées, ses principes, tant pis si elle doit en briser la loi, tant qu’elle agit selon ce qu’elle juge le plus juste. Je voudrai faire en sorte que plus des nôtres comprennent aussi que, parfois, il ne faut pas s’attacher uniquement aux traditions. »

Elle adressa à nouveau un sourire à Thrawn, cette fois plus doux, mais aussi plus grand. Ce n’était peut-être qu’un vœu pieux ou idéaliste, malgré tout, en voyant ce qui était possible de faire, elle tenait à poursuivre.

« Elle me rappelle un peu, certaines fois, votre propre caractère. Vous ne respectez pas non plus complètement les traditions. »

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